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Selon des experts, l’Afrique doit éliminer de toute urgence le fardeau du cancer du col de l’utérus, qui reste un problème de santé publique dans la région, bien qu’il s’agisse de l’une des formes de cancer les plus évitables.
 
Le cancer du col de l’utérus, une maladie qui affecte la partie du système reproducteur féminin appelée cervix, est fatal s'il n'est pas dépisté et traité tôt.
 
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la maladie - causée principalement par le virus du papillome humain (VPH), transmis sexuellement - a tué 311.000 femmes en 2018 dans le monde, dont environ 85% dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

“La mise en œuvre de programmes complets de prévention et de contrôle du cancer du col de l’utérus contribuera à la réalisation des objectifs de développement durable.”

Prebo Barango, Bureau de l'OMS, Zimbabwe

« Avec des taux de cancer du col de l'utérus jusqu'à six fois plus élevés en Afrique qu'en Amérique du Nord, nous constatons qu'il s'agit d'une maladie d'iniquité », a déclaré Matshidiso Moeti, directrice du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, dans un communiqué publié mi-mai. « Nous espérons que la nouvelle stratégie globale permettra de combler cet écart. »
 
Une réunion organisée par le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique à Brazzaville, en République du Congo (13-15 mai) pour le compte des États membres, a examiné le projet de stratégie mondiale pour l'élimination du cancer du col de utérus.
 
La stratégie mondiale recommande que 90% des femmes âgées de 15 ans soient complètement vaccinées, que 70% des femmes soient soumises à un test de haute précision à 35 ans et que 90% des femmes atteintes reçoivent des traitements et des soins appropriés.
 
Prebo Barango, médecin au bureau de l'OMS au Zimbabwe, qui a assisté à la réunion, a déclaré à SciDev.Net que la lutte contre la maladie posait de nombreux problèmes en Afrique.
 
« L’accès aux vaccins, aux services de dépistage et au traitement contre le VPH est limité, en raison de l’indisponibilité des services ou de l’impossibilité pour les familles de supporter les coûts associés », explique Prebo Barango, ajoutant que le faible niveau de connaissances en matière de santé et d’information sur les premiers signes et symptômes de la maladie constitue un défi.
 
Selon Prebo Barango, les gouvernements africains devraient élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale tout au long du cycle de la maladie, avec des interventions spécifiques en fonction de l'âge, dans l'ensemble du continuum de prévention et de contrôle.
 
« Les interventions clés incluent la vaccination contre le VPH chez les filles âgées de 9 à 14 ans, une éducation sexuelle saine pour les garçons et les filles, ainsi que le dépistage des lésions précancéreuses chez les femmes éligibles, associé à un traitement rapide des séropositives », a-t-il déclaré. « La mise en œuvre de programmes complets de prévention et de contrôle du cancer du col de l’utérus contribuera à la réalisation des objectifs de développement durable. »
 
Prebo Barango poursuit, en estimant que les initiatives locales en matière de santé associant les jeunes femmes à la défense et à la promotion de leur propre santé ont joué un rôle essentiel pour la sensibilisation de la population à l’importance de la vaccination et du dépistage.
Hudson Alakonya, doctorant assistant de recherche en oncologie à l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni et cofondateur et directeur de Cancer Research Kenya, explique à SciDev.Net que la plupart des pays africains ne disposent pas de ressources humaines hautement qualifiées et compétentes pour enrayer la menace.
 
« L’un des domaines dans lesquels nous sommes en retard dans la lutte contre le cancer en Afrique est le manque de recherche en oncologie pouvant aider à la formulation et à la mise en œuvre de séances efficaces de sensibilisation au cancer, fondées sur des preuves », a-t-il déclaré.
 
« Si nous pouvons mettre en place des programmes de dépistage permettant à toutes les femmes à risque de développer un cancer du col de l'utérus de se faire dépister, nous serons alors en mesure de vaincre le cancer. »
 

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