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La politique agricole de la CEDEAO en pleine évaluation

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Depuis ce mardi 17 novembre se tient à Dakar (Sénégal) la Conférence internationale sur l’agriculture en Afrique de l’Ouest.
 
Une occasion pour la sous-région d’évaluer et de fixer les nouvelles perspectives de la Politique agricole des États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (ECOWAP), dix ans après son lancement en 2005.
 
La veille de l’ouverture de cette conférence, l’ONG Oxfam International a publié un rapport qui analyse le fonctionnement de cet instrument et en déduit qu’il est handicapé par une "cacophonie" due à "une politique morcelée" couplée à "un manque de coordination".
 
"En dépit de certains efforts pour mettre en place une coordination de l’aide, celle-ci reste fort dispersée, des fois contradictoire, et ne permet pas à la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) d’atteindre des objectifs ambitieux, à la hauteur des différentes déclarations en la matière auxquelles les pays membres ont souscrit", conclut cette étude.
 
Imma de Miguel, chargée de programme régional de justice économique à la représentation d’Oxfam pour l’Afrique de l’ouest précise ici les manifestations de ce manque de coordination.
 
Pour obtenir une réaction d’ECOWAP à ces observations, SciDev.Net a pris attache avec Alain Sy Traoré, directeur de l’agriculture et du développement rural à la Commission de la CEDEAO, l’un des acteurs-clés de ce programme.
 
"A l’étape d’aujourd’hui, explique-t-il, on ne peut pas empêcher une institution autonome, autre que la Commission de la CEDEAO, de développer son propre plan de travail, son plan d’action et ses stratégies spécifiques."
 
Et il poursuit : "il est vrai qu’il y a une coexistence de l’ECOWAP avec la PAU qui est la Politique agricole de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine). De ce point de vue, l’UEMOA qui est une entité autonome peut développer une politique spécifique à la communauté qui l’intéresse. Mais, l’ECOWAP qui est postérieure à la PAU et au cadre stratégique de sécurité du CILSS (Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel) et qui a embarqué ces deux institutions dans sa définition et son adoption, intègre tous ces différents éléments".
 
"Donc, je ne vois pas les éléments de morcellement. Je n’ai pas connaissance dans la sous-région de programmes qui se concurrencent ou qui se chevauchent", conclut-il.


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