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Un système bon marché permettant de séparer le sang en ses composants principaux sans centrifugeuse, est en cours de développement et pourrait être utilisé dans les zones où les soins de santé sont dispensés sans réseau électrique ou à la suite de catastrophes naturelles.
 
Il s'agit d'un système portable qui nécessite une formation minimale pour fonctionner, selon une étude de faisabilité publiée dans la revue PLoS ONE.
 
Une fois le sang recueilli, il est habituellement séparé en trois parties : les globules rouges, le plasma et les plaquettes.
 
Ainsi, du sang recueilli chez un donneur peut être utilisé pour aider différents patients, qui peuvent chacun avoir besoin d'une seule partie de ce sang.
 
Il est courant de réaliser cette opération en utilisant une centrifugeuse, un système coûteux qui nécessite de l'électricité et qui est normalement logé dans un centre de santé centralisé.
 
Cela signifie que le processus est souvent beaucoup moins efficace dans les régions pauvres qui peuvent manquer de centrifugeuse ou dépendre de cliniques hors réseau.
 
Environ un milliard de personnes dans les pays du Sud dépendent de systèmes de santé sans électricité.
 
Les coupures de courant à la suite de catastrophes naturelles peuvent également rendre inutilisables les centrifugeuses disponibles.
 

“Nous pensons vraiment que cette approche pourrait avoir une utilité particulière dans le monde en développement, car l'achat d'une seule centrifugeuse serait prohibitif pour de nombreuses régions.”

Sergey Shevkoplyasy

Un système de filtration passive pour séparer le sang sans infrastructure coûteuse est en cours de développement à l'Université de Houston, aux Etats-Unis.
 
Il fonctionne en appliquant une compression à un sac de sang légèrement incliné, en utilisant des plaques de métal et un ressort pneumatique. Cela accélère la séparation naturelle des globules rouges du plasma riche en plaquettes.
 
Le plasma s'écoule ensuite vers le haut du sac, avant qu'il ne soit libéré par une valve dans un dispositif qui abrite des milliers de filtres microscopiques. Ces filtres le séparent en plasma purifié et en solution concentrée de plaquettes, en fonction de la taille des particules.
 
L'ensemble du système coûte environ 200 US $ à produire.
 
"Nous pensons vraiment que cette approche pourrait avoir une utilité particulière dans le monde en développement, car l'achat d'une seule centrifugeuse serait prohibitif pour de nombreuses régions", explique Sergey Shevkoplyas, chef d'équipe de recherche, dans un entretien avec SciDev.Net.
 
Cette technologie a du potentiel, ajoute de son côté Jose Cancelas, professeur de pédiatrie et directeur adjoint du Hoxworth Blood Center, à l'Université de Cincinnati, qui n'est pas impliqué dans l'étude. Mais le développement fiable et sûr d'un programme de transfusion sanguine nécessite encore de l'électricité.
 
"Cette technologie ne répond pas au besoin de systèmes de conservation dépendant de l'énergie tels que le stockage à froid, pour maintenir l'intégrité de ces produits sanguins", explique Jose Cancelas.
 
Osaro Erhabor, professeur d'hématologie à l'Université Usmanu Danfodio de Sokoto, au Nigeria, affirme pour sa part que la transfusion sanguine donne lieu à "un gaspillage de ressources humaines rares" dans les pays en développement, donc la technologie qui sépare le sang en composants est particulièrement utile.
 
"Ce système pourrait devenir une alternative rentable et adaptable", ajoute Osaro Erhabor.
 
Les concepteurs pensent que s'il était mis sur le marché, l'appareil pourrait améliorer les soins de santé dans les zones rurales les plus reculées.
 
"Il y a, bien sûr, aussi une variété d'obstacles réglementaires qui devraient être surmontés avant que nous ne puissions commercialiser ce système", explique Sean Gifford, président de Halcyon Biomedical, qui a conçu l'appareil de filtration avec Sergey Shevkoplyas.

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