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[NAIROBI] Selon des experts, en s'attaquant aux lacunes dans la collecte et le traitement des données et en renforçant les systèmes de santé, l'Afrique subsaharienne pourrait réduire la charge croissante des maladies non transmissibles (MNT).
 
Cet avis a été émis lors du troisième anniversaire de Healthy Heart Africa (HHA), une initiative qui vise à lutter contre l'hypertension et les maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne.
 
Les spécialistes des sciences de la santé, des professionnels de la santé et des décideurs du secteur de la santé affirment que le nombre de patients souffrant des maladies non-transmissibles telles que les maladies mentales, l'hypertension artérielle, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques, ne cesse d'augmenter.
 

“Nous avons besoin de données pour attirer les fonds nécessaires pour éradiquer les maladies non-transmissibles.”

Ephraim Maree, Ministère de la Santé, Kenya

Selon l'OMS, les MNT ont contribué à 38 millions (68%) des 56 millions de décès dans le monde en 2012, dont près de 28 millions de décès dus aux maladies non-transmissibles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, y compris en Afrique.
 
D'ici à 2020, l'augmentation des décès dus aux maladies non-transmissibles devrait être de 17% dans le monde, contre 27% en Afrique.
 
Lors de l'anniversaire de Healthy Heart Africa, célébré au Kenya le mois (19 janvier), les experts ont appelé au soutien des systèmes de santé locaux en sensibilisant davantage aux symptômes et aux risques des maladies non transmissibles et en offrant éducation, dépistage, traitement et contrôle à bas coût en Afrique.
 
L'initiative de l'entreprise pharmaceutique AstraZeneca, dont le siège est aux États-Unis, vise également à former les prestataires de soins de santé, à mettre en œuvre des interventions communautaires et à aider les patients à avoir accès à des médicaments abordables.
 
"Nous avons lancé cette initiative au Kenya et en Ethiopie pour aider à réduire le fardeau croissant des maladies non-transmissibles en Afrique", a déclaré Ashling Mulvaney, directrice principale de HHA.
 
Ashling Mulvaney a ajouté que l'initiative sera étendue à cinq pays cette année pour aider à atteindre son objectif de dépistage de dix millions de personnes d'ici à 2025.
 
"Mais nous voulons aller au-delà du dépistage et ajouter le traitement des patients après le diagnostic", a déclaré Ashling Mulvaney à SciDev.Net, ajoutant que HHA avait testé près de trois millions de personnes en Ethiopie et au Kenya depuis son lancement, en 2014.
 
Jim Massey, vice-président chargé du développement durable chez AstraZeneca, a pour sa part déclaré que les partenariats public-privé sont essentiels pour lutter contre les maladies non transmissibles, principale cause de décès dans le monde.
 
Selon lui, les partenariats avec les ministères de la santé, les décideurs, les scientifiques et les organismes de recherche pourraient aider à relever le défi de manière holistique et à favoriser la durabilité. Il a ajouté que la sensibilisation à la maladie est importante pour la prévention, notant qu'au Kenya, une personne sur quatre peut être hypertendue sans le savoir.
 
Ephraim Maree, chercheur à la division des maladies non transmissibles du ministère de la Santé du Kenya, explique que les maladies non transmissibles sont généralement négligées, en raison des lacunes dans les données. "Nous avons besoin de données pour attirer les fonds nécessaires pour éradiquer les MNT", a-t-elle déclaré.
 
Le chercheur kenyan a ajouté que son pays dispose de données de base inadéquates sur les maladies non transmissibles, ce qui rend difficile de persuader le gouvernement d'allouer les fonds nécessaires pour combattre le fardeau des maladies non transmissibles.
 
Grace Mugambi, un agent de santé communautaire du Centre de santé de Kikuyu dans le comté de Kiambu au Kenya, explique à SciDev.Net qu'une formation accrue des agents de santé locaux, qui interagissent quotidiennement avec les patients, est importante dans la lutte contre les MNT.
 
"Les agents de santé communautaire pourraient aider à persuader plus de gens à se faire dépister et à sauver des vies", ajoute Grace Mugambi.
 
Cet article a été rédigé par le desk Afrique anglophone de SciDev.Net.