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[NAIROBI] Les agriculteurs de la plupart des régions d’Afrique ont de tous temps attendu les pluies avant de commencer à planter leurs cultures. Pour eux, une saison commence avec l’arrivée des pluies.
 
Cependant, ce dogme pourrait être sur le point de tomber, en raison des conclusions d'un projet de recherche qui a recouru aux données satellitaires pour déterminer les facteurs de la saison de croissance.
 
Selon des recherches menées de 2014 à 2018, l'analyse effectuée dans différentes régions d'Afrique a constamment présenté le temps d'exposition d'une plante ou d'un animal à la lumière sur une période de 24 heures - appelé photopériode – comme facteur dominant contrôlant l'apparition de la lumière et la fin des saisons de croissance de la végétation.

« Le début de saison était positivement corrélé à la photopériode, ce qui implique que les dates d'apparition tardive de la végétation dans l'hémisphère sud sont étroitement liées à des heures de lumière du jour plus longues », indique l'étude, ajoutant que des résultats similaires avaient été trouvés en Afrique du Nord.

“La principale motivation de cette recherche était le manque de connaissances sur la végétation africaine, en particulier en ce qui concerne la variabilité et les changements climatiques.”

Tracy Adole, Université de Southampton, Royaume-Uni

L’étude, publiée dans le dernier numéro de Communications Biology (25 octobre), qui a révélé que les précipitations ne sont pas le principal facteur à l'origine du verdissement et de la chute des feuilles en Afrique, a recouru à des données satellitaires pour entreprendre une analyse systématique de la relation entre le cycle de croissance saisonnier des plantes et des facteurs qui incluent les précipitations, la température et la disponibilité des éléments nutritifs. 

La motivation des travaux tient au fait que les facteurs qui déclenchent l’apparition de la végétation en Afrique sont mal compris et que de nombreuses études sur les cycles de croissance saisonniers des plantes ont été menées dans le Nord.

« La principale motivation de cette recherche était le manque de connaissances sur la végétation africaine, en particulier en ce qui concerne la variabilité et les changements climatiques », explique Tracy Adole, auteure principale de l'étude et chercheuse à la School of Geography and Environmental Science de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni.
 
Tracy Adole a expliqué à SciDev.Net que l'étude contribuerait à fournir des données permettant de hiérarchiser les domaines de recherche sur la végétation et le climat nécessitant un financement.
 
« Cela nous aidera à comprendre comment la végétation réagirait dans un monde où le changement climatique pourrait entraîner une variation de facteurs tels que les précipitations et la température, ajoute la chercheure.
 
Cependant, Daniel Otieno Otaye, phytopathologiste et maître de conférences au département des sciences biologiques de l’Université Egerton au Kenya, demande de nouvelles études sur les cycles de croissance saisonniers des plantes en Afrique.
 
Il estime que l'Afrique se trouvant sous les tropiques, on s'attend à ce que la lumière du jour ait une influence sur l'apparition de la végétation.
 
« Nous sommes sous les tropiques et par conséquent, la longueur de la lumière du jour n’est pas un problème [sauf dans les régions tempérées] en ce qui concerne l’apparition du verdissement des cultures », a déclaré Daniel Otieno Otaye à SciDev.Net.