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Un produit en phase de test et visant à améliorer les rendements a aussi le potentiel de combattre la légionnaire d'automne en Afrique sub-saharienne.
 
L'Afrique est infestée par la légionnaire d'automne depuis 2016.
 
Ce ravageur détruit complètement les cultures, en particulier le maïs et le haricot, et se propage à une grande vitesse, menaçant la sécurité alimentaire de la région.
 
Le produit, appelé Rebearth, transforme les cultures en un ennemi naturel sûr de la légionnaire d'automne, selon Kees de Vries, directeur général d'AgroSensi, une société néerlandaise qui l'a mis au point en 2005.

“Les champs infestés traités avec Rebearth ont permis de constater que le ravageur mourait au bout de 30 minutes.”

Kees de Vries, AgroSensi

« Les effets du produit sur la légionnaire d'automne ont été constatés accidentellement l'année dernière par une femme dans une région rurale du Kenya. Des tests [ultérieurs] ont été effectués dans environ 700 petites fermes l'an dernier dans le comté de Homa Bay au Kenya », a déclaré de Kees de Vries.
 
« Les champs infestés traités avec Rebearth ont permis de constater que le ravageur était tué au bout de 30 minutes. »
 
Selon Kees de Vries, les agriculteurs qui ont utilisé le produit ont également vu leur rendement en maïs et en haricots verts passer de trois à neuf sacs à l'acre.
 
« Rebearth est fabriqué sans aucun produit chimique. Il utilise un processus approprié basé sur la physique quantique pour produire une substance qui fournit l'énergie nécessaire en quantité suffisante sans causer de dommages au sol ou aux plantes », explique Kees de Vries, ajoutant qu'environ 30.000 petites exploitations testeront Rebearth cette année.
 
« Le produit doit être pulvérisé trois fois par cycle de croissance et coûte environ 15 USD (environ 8865 Francs CFA) par acre par cycle de culture », explique encore Kees de Vries.
 
Bien que, dans certains cas, les agriculteurs paient le montant total, le coût est également subventionné par des organisations non gouvernementales ou par la Banque mondiale, a-t-il expliqué à SciDev.Net.
 
« Notre société kényane Rebearth Ltd. approvisionne également gratuitement certains villages des régions les plus pauvres, avec une subvention de la Fondation Rebearth. Nous avons besoin de créativité et de l'aide des gouvernements pour aider à atteindre les agriculteurs, même dans les zones isolées », a-t-il ajouté.
 
Daniel Otaye, maître de conférences et président du département des sciences biologiques de l’Université Egerton au Kenya, a déclaré que Rebearth pourrait avoir une valeur inestimable dans l’agriculture moderne.
 
« L’utilisation de Rebearth soutient la nature de manière naturelle, rétablissant ainsi l’équilibre. Le résultat net est une base saine pour une croissance saine des plantes », explique-t-il.
 
Daniel Otaye a confié à SciDev.Net que les agriculteurs d'Afrique subsaharienne luttaient actuellement contre une myriade de défis, notamment le changement climatique, les ravageurs, les maladies et la pauvreté, et que Rebearth pourrait constituer une solution.
 
« Avec l'avènement d'une approche novatrice telle que l'utilisation de Rebearth, plusieurs de ces problèmes peuvent être résolus pour augmenter la production alimentaire », a-t-il déclaré.