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Une stratégie mondiale détaillée visant à accélérer le processus de création d'un vaccin contre le VIH a été lancée en Espagne ce mois-ci.
 
Le Plan stratégique mondial pour une entreprise de vaccins contre le VIH s'étendra de 2018 à 2023 et vise à accélérer le déploiement du vaccin, en facilitant la recherche et le développement (R&D) et en remplissant les exigences juridiques de la commercialisation. La stratégie a été présentée le 21 octobre, lors d'une conférence à Madrid, en Espagne.
 
Bien que le nombre de nouvelles infections à VIH dans le monde diminue, le taux d'infection est en hausse chez certaines populations clés, telles que les jeunes femmes, les professionnels du sexe et les consommateurs de drogues injectables, a déclaré Linda-Gail Bekker, ancienne présidente de l'International AIDS Society (IAS). 

Une fois que nous aurons un vaccin, nous n'allons pas perdre du temps. Nous devons traiter avec les organismes de réglementation, les gouvernements et les systèmes de santé. Une grande partie de ce travail peut être faite à l'avance

Linda-Gail Bekker

« Nous n'avons pas encore réussi à éradiquer une maladie infectieuse dans le monde sans vaccin », a-t-elle déclaré à SciDev.Net. « [La stratégie] nous aidera à traiter plus efficacement avec les groupes les plus touchés par le virus mais qui n’ont pas facilement accès à nos services ».
 
La stratégie est axée sur trois domaines d’action : augmenter le financement de la R&D, améliorer le partage des connaissances entre chercheurs et aménager les voies réglementaires pour garantir qu’un vaccin potentiel atteigne les personnes qui en ont besoin le plus rapidement possible. Les partisans de la stratégie ont déclaré que c'était urgent, car deux essais cliniques en cours sur un vaccin potentiel contre le VIH s'annoncent prometteurs.
 
« Une fois que nous aurons un vaccin, nous n'allons pas perdre du temps », a déclaré Linda-Gail Bekker. « Nous devons traiter avec les organismes de réglementation, les gouvernements et les systèmes de santé. Une grande partie de ce travail peut être faite à l'avance. »
 
Le Global HIV Vaccine Enterprise, un organisme américain qui supervise la stratégie, a reçu un financement des instituts nationaux de la santé des États-Unis et de la Fondation Bill and Melinda Gates. L'organisme rencontre déjà les gouvernements locaux d'Afrique sub-saharienne, où se déroulent les essais cliniques, pour discuter de l'accès au vaccin, de sa fabrication, de ses études sur le terrain et des exigences légales en matière de vente et de commercialisation du vaccin.
 
Johan Vekemans, responsable médical de l’Initiative de recherche sur le vaccin de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a pour sa part, déclaré que des traitements à l'échelle mondiale, tels que le vaccin potentiel contre le VIH, constituaient des régimes d’administration extrêmement complexes, impliquant des agences médicales nationales et internationales, des systèmes de santé et des donateurs. « Nous entrons dans une nouvelle ère de complexité », a-t-il déclaré.
 
Ses commentaires ont été repris par Peter Godfrey-Faussett, conseiller scientifique principal à l'Onusida, qui a dit que beaucoup de préparation reste à faire, si un vaccin potentiel contre le VIH devait être administré rapidement à ceux qui sont touchés, en particulier les personnes pauvres et celles qui vivent dans les pays ayant les systèmes de santé les moins développés.
 
« Le VIH est une épidémie changeante avec de multiples flambées à différents endroits », a-t-il déclaré. « Par conséquent, il y a des questions sur qui bénéficiera du vaccin, qui doit le recevoir, quels pays peuvent se l’offrir et lesquels recevront un financement extérieur. »
 
Selon ses partisans, la stratégie pourrait également être utile pour gérer l’application d’autres traitements du VIH, tels que la prophylaxie pré-exposition (PrEP), un système dans lequel les populations reçoivent des médicaments qui réduisent le risque d’infection. Une étude présentée lors d'une conférence le 29 octobre à Glasgow (Royaume-Uni) a montré que l'utilisation de la PrEP était sans danger.
 
Anton Pozniak, président de l'IAS, a toutefois souligné que seulement 300.000 personnes dans le monde prenaient une PrEP alors qu'en 2017, il y avait eu 1,8 million de nouvelles infections à VIH.

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