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[CHARM EL-SHEIKH] Au total, 196 pays ont présenté les grands axes du soutien scientifique nécessaire à la protection de la biodiversité, dans le cadre d'un accord signé la semaine dernière lors de la Conférence 2018 des parties sur la biodiversité, organisée par l'ONU - également connue sous le nom de COP14.
 
Après des négociations qui se sont achevées le 29 novembre à Charm El Sheikh, en Égypte, les gouvernements ont convenu d'accélérer les actions" pour atteindre les 20 objectifs stratégiques d'Aichi pour la biodiversité, fixés en 2010.
 
La déclaration finale a souligné leur volonté "d'inverser la courbe de la destruction mondiale de la nature et la perte de biodiversité", menaçant toutes les formes de vie sur Terre ».
 
David Ainsworth, porte-parole de la Convention sur la diversité biologique, l’un des organisateurs de la conférence, a déclaré à SciDev.Net que de nombreuses régions n’atteignent pas les objectifs d’Aichi.
 
"Pour les pays en développement, il s'agit d'une question de renforcement des capacités et de mobilisation des ressources", a-t-il ajouté.
 
La cible 19 indique que, d'ici 2020, les sciences et les technologies liées à la diversité biologique devraient être largement appliquées et partagées.
 
David Ainsworth a ajouté que les méthodes scientifiques, telles que la collecte de meilleures informations et l'utilisation de la planification spatiale, peuvent soutenir les objectifs de protection des zones menacées.
 
« De nouvelles données scientifiques sont générées qui nous aideront à atteindre ces objectifs sur la voie à suivre après 2020 », a-t-il déclaré.

Un accord conclu lors de l'événement appelle à davantage de recherches sur les technologies génétiques, en particulier la biologie synthétique et le séquençage numérique.
 
Cet accord spécifique faisait suite à des négociations houleuses sur la manière dont les pays devraient partager les avantages économiques des ressources génétiques.
 
La COP14 a été précédée par un sommet ministériel africain sur la biodiversité, le 13 novembre, qui a débouché sur une déclaration ministérielle et le programme d'action panafricain sur la restauration des écosystèmes pour une résilience accrue.
 
David Ainsworth a cité des exemples de projets réussis, tels que la restauration de zones humides en Afrique du Sud, qui améliore l'approvisionnement en eau et la création d'emplois, et la gestion durable de la faune en Namibie, qui stimule le tourisme et l'offre de viande de brousse pour les habitants.
 
Les pays de la COP14 ont réclamé un programme de travail à la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) jusqu'en 2030.
 
Ils ont déclaré que les experts scientifiques de la plate-forme devraient rassembler « des facteurs comportementaux, sociaux, économiques, institutionnels, techniques et technologiques" dans les évaluations futures.
 
L’IPBES devrait donner suite aux évaluations régionales publiées en mars 2018 en lançant sa première évaluation mondiale en mai 2019, a déclaré l’écologiste Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’organisation.
 
« La volonté des parties à la CDB de s’intéresser aux résultats des rapports d’expertise de l’IPBES et de convenir de leur importance en tant qu’élément clé de la base de preuves pour éclairer le cadre pour l’après-2020 constitue une étape cruciale », a déclaré Anne Larigauderie. Les États-Unis sont le seul pays à avoir refusé de signer l'accord sur la biodiversité.
 
En leur absence, la Chine devra se faire championne de l'action, a déclaré Cristiana Pasca Palmer, secrétaire exécutive de la CDB.
 
La Chine accueillera les prochaines négociations de haut niveau sur la biodiversité, en 2020.