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  • Les SMS pour aider les séropositifs à réduire leur charge virale

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[NAIROBI] Une étude a montré que la communication par téléphone portable entre les cliniciens et les personnes vivant avec le VIH pourrait améliorer l'observance du traitement chez les patients et aider ainsi à réduire leur charge virale.

Au cous de l'étude, menée au Kenya, les chercheurs ont constaté que les messages textes (SMS, ou 'textos') ont contribué à l'amélioration de l'observance du traitement antirétroviral (ART) et à la suppression de la souche la plus courante du VIH.

Dans le cadre de l''essai appelé WelTel,   ' des messages hebdomadaires ont été envoyés à des patients pour leur demander s'ils allaient bien ou s'ils avaient des problèmes avec leurs traitements.

Sarah Karanja, responsable de la prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles pour le Projet de lutte contre le SIDA au Kenya de l'Université du Manitoba, au Canada, et l'un des chercheurs ayant participé à l'étude,    explique comment "la communication par téléphone cellulaire entre les cliniciens et les patients a assuré une interaction constante entre les fournisseurs de médicaments et les patients. Si un patient avait un problème, la personne était en mesure de contacter le clinicien, qui, à son tour, allait lui fournir une assistance immédiate".

Si un patient n'appelait pas, poursuit-elle, le clinicien l'appelait pour savoir pourquoi et apporter 'un soutien si besoin. La plupart des problèmes signalés au cours de l'essai, a-t-elle affirmé, étaient liés à des questions de stigmatisation sociale ou d'effets secondaires des médicaments.

Les essais d'observance ont commencé en 2005, quand l'accès plus ou moins généralisé aux antirétroviraux     s'est construit dans le pays avec leur mise à disposition dans les hôpitaux          .

A cette époque, explique Karanja, la plupart des gens avaient déjà accès aux téléphones portables,    encourageant donc cet' essai sur les 'antirétroviraux au Kenya autour sur la messagerie mobile, qui a commencé dès le mois de mai 2007.

 Pour Judy Gichoya du Centre régional est-africain d'informatique de la santé, plusieurs études sur échantillon aléatoire et contrôlé ont fourni suffisamment de preuves scientifiques sur le rôle de la messagerie texte dans l'amélioration de l'observance du traitement.

Elle    explique que les rappels envoyés par    messagerie SMS dans le cadre de l'étude,              apportent une preuve supplémentaire de leur capacité à stimuler l'observance des pharmacothérapies de longue durée pour les maladies chroniques. Les résultats ont été publiés dans la revue PLOS ONE en septembre dernier.

"La technologie du téléphone portable a un rôle à jouer dans la prévention du VIH, avec la promotion de l'observation de mesures préventives",   souligne-t-elle. "Les patients peuvent utiliser les téléphones mobiles pour leurs propres initiatives personnalisées, comme l'utilisation d'alarmes pour [mettre en place] des rappels [pour la prise] de médicament".

Toutefois, Gichoya note qu'il conviendrait d'étudier le risque de divulgation du statut sérologique, l'ingérence dans la vie privée et les possibles difficultés d'ordre technologique     avant que la messagerie SMS ne puisse être utilisée à grande échelle à des fins de santé.

"Il n'y a pas d'études parlant de l'utilisation de téléphones cellulaires pour améliorer l'observance des directives relatives au traitement du VIH/SIDA ; 'les études portant sur [leur utilisation dans le but de provoquer] un changement de comportement [dans d'autres domaines de la santé] affirment qu'il est difficile d'en mesurer les résultats et que des coûts élevés seront un obstacle à leur mise à échelle", a-t-elle soutenu.

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Cet article a été produit par le Bureau Afrique sub-saharienne de SciDev.Net

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