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Un Smartphone pour des données cartographiques 'fiables'
  • Un Smartphone pour des données cartographiques 'fiables'

Crédit image: Flickr/Mikkelz

Lecture rapide

  • Des chercheurs rwandais et britanniques ont mis au point un téléphone portable "intelligent" pour recueillir des données géographiques

  • Les données recueillies permettront d'établir une "cartographie communautaire" à l'échelle du pays et serviront de base à un projet de télédétection connexe

  • L'objectif ultime est de parvenir à des applications pratiques, telles que la détection des feux de brousse, ainsi que la surveillance de la qualité de l'eau

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[KIGALI] Dans sa phase opérationnelle, ce projet de recherche opérant sur la base des Systèmes d'Information Géographique et qui, durant sa phase pilote a été initié dans les districts de Gisagara et Huye dans le sud du Rwanda, va cibler au moins 225 étudiants des écoles secondaires de cette région.

"La crédibilité et la fiabilité des données collectées par les jeunes étudiants dans leurs villages permettront d'avoir des informations géographiques précises dans chaque région ", a déclaré Manasseh Mbonye, recteur du collège des technologies de l’information de l'Université du Rwanda.

"Cette approche est très pratique car les données collectées seront directement bénéfiques aux communautés locales dans plusieurs domaines" a-t-il confié à Scidev.Net.

“Cette approche est très pratique car les données collectées seront directement bénéfiques aux communautés locales dans plusieurs domaines.”

Manasseh Mbonye, recteur du collège des technologies de l’information de l'Université du Rwanda


D'après les chercheurs, ce projet dit de "cartographie communautaire" exige notamment des jeunes étudiants de penser et réfléchir comme des scientifiques.

Étant donné que la plupart de ces étudiants s'orientent vers des études scientifiques ou d'autres filières ayant trait avec le domaine de changement climatique, les experts envisagent que cet outil technologique leur permettra d'acquérir des compétences afin de pouvoir résoudre les problèmes au niveau de leurs villages.

Financé à hauteur de £294.712 (environ $473.000) par le Département britannique du développement international (DFID) dans le cadre de son appui au volet de l'innovation dans le secteur de l'éducation, ce programme d'une durée de deux ans, a comme entre autres objectifs de doter les jeunes étudiants rwandais de savoirs particuliers pour parvenir à résoudre certains problèmes au niveau de leurs villages respectifs.

Dans la vulgarisation de ces nouvelles technologies de l'Information, les pionniers de cette initiative, à savoir Brian Tomaszewski et Anthony Vodacek, tous chercheurs à l'Institut britannique de Technologie de Rochester, envisagent notamment d'initier des cours scientifiques au niveau du secondaire, notamment centrés sur les systèmes d'information géographique.

Le projet est l'un des 26 programmes que le Rwanda envisage d'adopter au niveau de son système éducatif.

Même si les initiateurs de ce projet sont persuadés de l'apport de cette innovation au regard de leurs expertise dans les domaines des systèmes d'informations géographiques, ainsi que celui des sciences de l'environnement, certains experts locaux affirment que le principal défi sera d'examiner la manière dont tous les établissements de niveau secondaire du pays bénéficieront de ces téléphones mobiles.

"Je peux avouer qu'il existe encore de petits problèmes pour la mise en exécution efficace de cette initiative (...) Il y a besoin de songer à la finalité de ces nouveaux projets et doter des équipements adaptés de téléphones portables à ces écoles", a déclaré Clément Musangwa, ancien gradué dans les Systèmes d'Information géographiques à l'Université Nationale du Rwanda.

Il est prévu que ces données recueillies par des jeunes étudiants soient incorporées dans un projet de télédétection connexe, initié par des chercheurs britanniques, avec l'appui de la Fondation MacArthur.

"A l'heure actuelle, l'utilisation des systèmes d'imagerie pour recueillir des données géographiques permet d'étudier minutieusement les changements de la terre et de surveiller les feux de brousse, tout en évaluant la qualité de l'eau", a encore expliqué Anthony Vodacek. 


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