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Q&R : L’échec de la communication
  • Dossier: Ebola, les leçons d'une épidémie
  • Q&R : L’échec de la communication

Crédit image: Julien Chongwang/SciDev.Net

Lecture rapide

  • Au début de l’épidémie, cet aspect de la réponse a été presque négligé

  • De nombreuses rumeurs ont alors pris naissance dans les communautés

  • La prise de conscience est intervenue quand la maladie avait déjà fait des ravages.

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SciDev.Net s’entretient avec Jérôme Mouton, le chef de mission de Médecins Sans Frontières (MSF) en Guinée.

Dans un communiqué publié le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dresse son bilan de la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria.

Un bilan aux allures d’une reconnaissance par cette organisation des failles qu’il y a eu dans sa réponse à cette maladie.

Dans ce mea-culpa, l’OMS dit avoir pris note des critiques qui ont été formulées ici et là sur ses performances et promet d’entreprendre les réformes nécessaires afin d’être dorénavant en mesure de jouer pleinement son rôle en de pareilles circonstances.

Parmi les failles enregistrées dans la lutte contre la communication, l’OMS, comme l’ensemble des acteurs impliqués dans cette lutte, citent le volet communication qui n’aurait pas été géré de la manière la plus efficace qui soit.

Entraînant entre les équipes médicales et les communautés une incompréhension qui n’a fait qu’accentuer la flambée de l’épidémie.

Un des principaux acteurs de cette lutte sur le terrain, Jérôme Mouton, chef de mission de Médecins sans Frontières en Guinée, nous explique comment une communication mal maîtrisée a rendu la communauté internationale presque impuissante face à l’avancée de la maladie.

 
Avez-vous des exemples de situations précises où les rumeurs et la désinformation ont constitué un obstacle dans la lutte contre Ebola ?
 
On s’est rendu compte progressivement au fur et à mesure de cette épidémie à quel point cet aspect de l’information vers les populations était extrêmement important dans la lutte contre cette épidémie.

Au tout début, c’est un aspect qui a été presque négligé ; avec les premiers messages qui n’étaient pas à l’intention des populations, mais des messages d’alerte vers la communauté internationale, des messages très inquiétants qui ont trouvé beaucoup d’écho aussi.

Il faut se rappeler que cette maladie est un grand épouvantail parce qu’elle est utilisée comme source d’horreur dans la littérature et dans le cinéma.

Donc, les premiers messages qui ont été diffusés, c’est que Ebola est une maladie qui tue à presque tous les coups et que c’est une maladie qui ne se soigne pas.

Avec de tels messages, obtenir une réponse mesurée et réfléchie de la part de la population, ce n’est pas évident ; puisqu’on renforce encore la peur.

Ça a été graduel ; car, au fil de l’année, on a commencé à réaliser que cet aspect de l’information médicale au public avait été négligé ; et aujourd’hui, on en est même à l’extrême inverse.

L’on constate que cet aspect de la communication et de la sensibilisation est l’aspect le plus important qui soit dans la réponse à une épidémie de la maladie à virus Ebola.

L’autre particularité de cette maladie, c’est qu’elle a des symptômes extrêmement peu spécifiques qui peuvent facilement être confondus à ceux de nombreuses autres infections comme le paludisme, la fièvre ou une intoxication alimentaire.

Donc, s’il n’y a pas une bonne acceptation de l’existence de la maladie par les populations, il y a très peu de chance de voir les gens se précipiter dans les structures de santé spécialisées pour rechercher des soins et la possibilité d’être testés.

Si en plus de cela, vous ajoutez l’aspect peur, vous voyez que les gens ne vont pas oser venir dans les structures parce qu’ils se disent que de toutes les façons, on ne pourra pas les y soigner.
 


Avez-vous un exemple précis pour illustrer de telles situations ?
 
Je connais quelqu’un qui se trouve être un patient guéri d’Ebola et qui travaille pour le suivi des contacts à Conakry.

Il se promenait dans le centre-ville à la recherche d’une concession dans laquelle il devait suivre des contacts.

Il demande son chemin à deux hommes tenus devant une concession.

Ceux-ci lui posent la question de savoir ce qu’il fait, et il leur répond qu’il travaille pour la riposte à Ebola.

Et ses interlocuteurs de lui rétorquer qu’Ebola n’existe pas. Comme il a un peu de temps devant lui, il continue la conversation avec les deux messieurs en leur demandant s’ils ont déjà vu quelqu’un qui est guéri d’Ebola et ils lui répondent "non". Il leur montre alors le document qui atteste qu’il a contracté la maladie et qu’il en est guéri. Les deux hommes sont intéressés et l’invitent à entrer et à discuter avec toute la famille.

Au bout d’une dizaine de minutes, ils lui disent : "venez voir". Ils l’emmènent alors au fond de la concession, ouvrent une porte et lui font découvrir trois ou quatre personnes qui étaient malades, en lui demandant si elles pouvaient souffrir de l’Ebola. Une équipe d’alerte est venue transporter les patients vers un centre de traitement où les tests ont confirmé que c’était bien des cas d’Ebola.

Donc, vous avez une situation où des patients sont en train de mourir à la maison et il y a des gens qui continuent de dire qu’Ebola n’existe pas.

Ça illustre l’extrême importance de la sensibilisation.

Puisque si ces malades n’avaient pas été détectés, ils auraient développé encore plus de symptômes, seraient devenus plus contagieux et auraient probablement contaminé bien d’autres personnes dans cette concession et cela n’aurait fait que répandre un peu plus la maladie.
 

La lutte contre Ebola a donné lieu dans les trois pays affectés à des situations de conflit entre les traditions et les exigences médicales. Comment avez-vous géré de tels conflits ?
 
Ça passe par un dialogue sur les nécessités et sur les contraintes.

Et quand on se heurte à des traditions, qu’elles soient séculaires ou religieuses, il faut évidemment aller en parler et convaincre tout d’abord les garants de ces traditions ; c’est-à-dire les autorités religieuses comme les imams et les prêtres, les guérisseurs traditionnels, les chefs traditionnels, etc.

Une fois que ces personnes sont convaincues de l’intérêt pour leurs populations de suspendre temporairement certaines traditions dans un intérêt de santé publique, la communication avec la population devient beaucoup plus facile.

Ça passe de toutes les façons par le dialogue ; ce ne sont pas des choses que l’on peut imposer. Surtout quand on se heurte à des traditions séculaires et religieuses qui sont ancrées depuis des centaines d’années.

Avec le soutien et l’acceptation totale de la population, lutter, contenir et éradiquer une épidémie d’Ebola ne devrait pas être aussi difficile. Par contre, le faire en rencontrant des résistances de la population, c’est plus que difficile, c’est impossible."

Jérôme Mouton
Chef de mission de Médecins sans Frontières en Guinée








 
Est-ce que les garants de ces traditions se sont facilement montrés réceptifs à vos messages ?

On a affaire à des gens intelligents. Donc, les gens comprennent lorsqu’on se donne la peine de leur expliquer.

Ce ne sont pas des questions qui peuvent s’adresser par voie de presse, ni par une publicité affichée sur un mur ou par un message diffusé à la télévision ou à la radio.

Ce sont des choses qui ne peuvent être adressées qu’au niveau des communautés ; en allant parler avec chacune des personnes directement impliquées. Donc, à l’échelle d’un pays, ça prend beaucoup de temps.

En zone rurale, ça nécessite d’adresser le problème au niveau de chaque village.

Mais, en zone urbaine, c’est plus compliqué puisque les communautés sont moins constituées ; et il faut identifier les différentes communautés à l’intérieur d’une zone urbaine afin de pouvoir atteindre vraiment toute la population.

C’est un travail de fond assez lourd et l’objectif ne peut pas être atteint par des voies de communication classiques de masse.

 
Est-ce que pour ce travail vous avez eu besoin d’intermédiaires comme des anthropologues ou des sociologues ?
 
C’est une approche qui a commencé à être utilisée durant la réponse.

Mais, vous n’êtes pas sans savoir que l’approche sociologique ou anthropologique prend beaucoup de temps et que là, on se trouve dans une situation d’urgence. 

Donc, l’on n’a pas le luxe de faire appel à un anthropologue et de le laisser plusieurs semaines sur un terrain pour qu’il comprenne les points de blocages avant de pouvoir agir.

J’ai beaucoup de respect pour l’approche sociologique et anthropologique et je pense qu’elle peut nous apprendre beaucoup sur ces résistances ; mais, en situation d’urgence, on n’a pas tout à fait le temps d’y avoir recours.

Par contre, il ne faut pas négliger cet aspect et descendre vraiment au niveau de chacun des porteurs d’autorités dans les communautés permet de résoudre ce problème sans pour autant comprendre la nature des résistances.

Vous n’avez pas besoin de comprendre exactement quelle est la psychologie de quelqu’un pour pouvoir établir une communication avec lui.

 
Avez-vous eu des difficultés particulières d’adaptation vos méthodes d’intervention aux réalités locales ?
 
Il ne s’agit pas, comme l’on pourrait le penser, un conflit entre tradition et modernité des outils utilisés par exemple. Le problème qu’il y a eu est un problème spécifique à la réponse Ebola.

C’est-à-dire qu’un patient qui est soupçonné, puis confirmé comme étant infecté par la maladie à virus Ebola a besoin d’être isolé.

Une isolation très stricte dans laquelle il ne va plus être en contact qu’avec un personnel soignant spécialisé qui porte cet habit de protection qu’on a vu dans les médias.

Cette isolation implique donc l’éloignement des proches, même s’ils peuvent venir lui rendre visite en restant à quelques mètres.

Mais, cet aspect isolation a été compliqué parce qu’il a aussi généré beaucoup de rumeurs.

Quand les gens ne savent pas ce qu’il se passe, ils imaginent des choses terribles. Donc, beaucoup de rumeurs sont nées du fait que les gens se demandaient ce que l’on fait dans ces centres.

Après, l’on a appris de cet aspect à essayer de faire des centres les plus transparents possibles. C’est-à-dire qu’en plus d’être "visitable" par la famille du patient, il n’y a pas de mur, on peut voir las patients ; parce que tous ne sont pas à l’article de la mort et on peut voir certains déambuler dans le centre.

Ainsi, quand on inaugurait de nouveaux centres, on les faisait visiter par la population pour faciliter une appropriation ; car, au début, c’est quelque chose qui faisait peur.

La peur est un élément important de tous les problèmes qu’on a eus face à Ebola ; elle n’a jamais aidé les gens à réfléchir correctement.

Quand on a peur, on ne raisonne plus. Il y a eu des rumeurs qui disaient par exemple que dans les centres, on prélevait les organes pour un trafic d’organes, etc.

C’est certain que cela a freiné la lutte contre cette maladie puisque chaque cas qui n’est pas isolé peut lui-même contaminer d’autres personnes et participer à l’extension de l’épidémie.

 
Jusqu’à quel point avez-vous fait face à la situation qui voulait que dans ces pays, on fasse une autopsie sur les corps avant l’enterrement ?
 
Parlant précisément de la Guinée, l’essentiel de la population est de religion musulmane ; mais, dans les tribus dites forestières qui étaient l’épicentre de l’épidémie, il y a des chrétiens et des animistes avec des rites funéraires qui leur sont propres et dans lesquels il y a beaucoup de contact avec les décédés.

Au début, ces rites funéraires ont beaucoup été pointés du doigt pour leur rôle dans l’extension de l’épidémie par le fait qu’ils créaient de nouvelles contaminations.

C’est certain que ces rites n’étaient pas la meilleure chose en période d’épidémie d’Ebola ; mais, on s’est rendu compte ensuite, lorsque l’épidémie a atteint les autres zones du pays où on pratique des rites funéraires classiques, que de toute façon, quelles que soient votre religion et vos croyances, lorsque vous avez un de vos proches qui décède, vous allez préparer le corps, le laver, l’habiller, le mettre en bière, donc, vous allez manipuler le corps de vos défunts et vous allez vous contaminer à cette occasion.

Donc, ce phénomène n’est pas un sujet aussi important que ce qu’on a bien voulu en dire au début.

 
Le gouvernement guinéen a-t-il mis en œuvre des moyens de communication spécifiques pour diffuser la bonne information auprès des populations ?
 
Le gouvernement guinéen a fait ce qu’il a pu face à cette urgence.

Maintenant, comme vous l’avez constaté, toute la communauté internationale dans son ensemble a failli dans sa réponse.

Cette épidémie n’a pas trouvé d’adversaire à sa mesure pendant de longs mois.

Et face à une situation à laquelle personne n’avait de réponse, le gouvernement guinéen n’en avait pas plus.

Il a travaillé et laissé travailler les organisations internationales, les ONG, et ça a été un travail en commun face à tous les défis qu'il y avait à relever pour lutter contre cette épidémie ; la communication en a été un.

Effectivement, le gouvernement guinéen a eu une part importante à jouer dans cette communication.

Il a fait ce qu’il pouvait et a mis l’information à la disposition des médias nationaux, envoyant par exemple les ministres dans les régions dont ils étaient originaires pour communiquer avec les populations.

 
En cas de nouvelle épidémie dans un autre pays, quelles mesures recommanderiez-vous en urgence dans le but de faire circuler l’information ?
 
La première chose qu’il faudrait faire à une grande ampleur, c’est la sensibilisation et l’éducation à la santé des populations.

Et il faut la faire avec un énorme renfort de moyens. Car, avec le soutien et l’acceptation totale de la population, lutter, contenir et éradiquer une épidémie d’Ebola ne devrait pas être aussi difficile. Par contre, le faire en rencontrant des résistances de la population, c’est plus que difficile, c’est impossible.

Cette épidémie a touché plus de 20 000 personnes ; mais, tout est parti d’un seul cas au départ.

C’est pour cela que c’est vraiment primordial d’avoir l’adhésion totale des populations ; et cette adhésion passe forcément par leur éducation à la santé, par leur compréhension de la question.

Pour avoir travaillé sur Ebola depuis un an, je me rends compte que c’est un ensemble de soins simples, mais qui s’articulent de façon assez compliquée et les messages ne sont pas si faciles que ça à faire passer.

Pour moi, c’est évident que la prochaine fois, en parallèle avec le fait de développer des structures médicales d’isolation et de traitement des malades, la première chose la plus importante à faire et de grande ampleur, c’est de gagner les têtes des gens en les éduquant sur la problématique de cette maladie.

 
L’OMS a publié en fin de semaine dernière un communiqué dans lequel elle reconnaît ses erreurs dans la réponse à cette maladie. Comme analysez-vous ce mea culpa ?
 
Le mea-culpa de l’OMS ne date pas de ce communiqué ; il a commencé il y a déjà plusieurs mois.

Puisqu’elle fait partie d’un ensemble d’acteurs nationaux et internationaux qui n’ont pas réagi avec la rapidité et l’ampleur que nécessitait la situation.

Donc, c’est bien, il faut toujours analyser ses erreurs, tout le monde fait des erreurs et l’important c’est justement de les analyser pour en comprendre les causes et s’organiser ensuite pour ne pas les reproduire.

Après, on peut relativiser les choses en mentionnant que cette épidémie a tout de même surpris tout le monde, et nous les premiers, même si nous étions les lanceurs d’alerte.

Nous étions présents sur le terrain depuis le début ; nous avons géré toutes les épidémies d’Ebola de ces dernières années ; mais, c’étaient toutes des épidémies de petite ampleur dans des localités éloignées du Congo, de l’Ouganda ou du Sud-Soudan, etc.

Je veux dire qu’en venant en Guinée, moi-même, j’étais persuadé que cette épidémie serait terminée au bout de trois ou quatre mois comme toutes celles qui avaient eu lieu avant. Mais, ce sentiment a vite disparu quand j’ai compris la réalité géographique entre autres de la région.

C’était la première fois qu’une épidémie de la maladie à virus Ebola prenait place dans le monde moderne où les gens se déplacent loin, vite et très fréquemment. Donc, elle s’est disséminée à grande vitesse et a créé cette situation complètement inédite.

C’est vrai qu’on s’est longtemps sentis seuls à prêcher dans le désert face à l’urgence de cette situation. Il a fallu attendre le mois d’août 2014 pour vraiment être entendus.

C’était très tard ; puisque l’épidémie, on en avait pris connaissance depuis la fin du mois de mars 2014.

Après, la réalité de cette épidémie et sa dissémination en Sierra Leone et au Liberia, on ne l’a pas vue pendant longtemps dans toute son ampleur, du fait de la défaillance du système sanitaire de ces pays.

 
Comment se déroulent concrètement les tests du candidat vaccin VSV-Zebov qui ont cours en Guinée ?
 
Il y a deux parties de test : une partie dite de phase 2 étendue qui consiste à vacciner les travailleurs de première ligne pour pouvoir détecter d’éventuels effets secondaires, et la partie de phase 3 destinée vraiment à prouver l’efficacité du vaccin qui se fait en anneau.

C’est-à-dire qu’on va en fait vacciner les contacts des patients atteints par la maladie.

Donc, un patient arrive dans notre centre, lorsqu’il est confirmé positif à Ebola, ses contacts sont identifiés et des équipes sont envoyées sur place pour leur proposer la vaccination ; en n’espérant pas réellement que ça les protège, eux, parce qu’il est un peu tard pour les contacts de premier niveau ; mais, ça fera quand même un bouclier autour pour éviter que la contamination passe à un niveau supérieur.

Ce sont des études qui sont longues et un peu compliquées et il faut atteindre un grand nombre de personnes vaccinées pour espérer une validité technique.

Mais, ça se passe bien malgré toutes les réticences et toutes les rumeurs qu’il y avait et selon lesquelles les organisations internationales, les ONG, etc. avaient elles-mêmes introduit le virus ou qu’elles étaient en train de l’injecter aux gens.

Donc, on aurait pu craindre des réactions beaucoup plus violentes contre cet essai vaccinal. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe. C’est plutôt bien accepté et pour l’instant, ça se passe bien.

Cet article est une partie du Dossier : La gestion des crises sanitaqires après Ebola.

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