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Les pays africains doivent nouer des liens plus solides en matière de biosécurité.
  • Les régulateurs de biotechnologie exhortés à collaborer plus étroitement

Les pays africains doivent nouer des liens plus solides en matière de biosécurité.
Crédit image: Flickr/IITA Image Library

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[NAIROBI] Dans le cadre des efforts d’harmonisation des réglementations nationales africaines en matière de biosécurité, le Réseau africain d’expertise en biosécurité (African Biosafety Network of Expertise, ou ABNE) recommande de renforcer les liens entre les autorités nationales de régulation et les principaux intervenants.

Plusieurs ministres africains de la Science et de l’Agriculture ont approuvé, à l’occasion de leur Dialogue annuel qui s’est tenu le mois dernier (les 18-19 avril) à Accra, au Ghana, le recours à la biotechnologie pour lutter contre la pauvreté et contre l’insécurité alimentaire.

Il reste toutefois à mettre en place la réglementation en matière de biosécurité dans plusieurs de ces pays.

Selon Samuel Timpo, chargé de programme principal à l’ABNE, qui est géré par le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (New Partnership for Africa's Development ou NEPAD), « les pays doivent s’inspirer les uns des autres pour éviter de réinventer la roue ».

Il s’est entretenu avec SciDev.Net après un voyage d’étude d’une semaine effectué au mois de mai à Pretoria, en Afrique du Sud, pour le compte des régulateurs et des chercheurs africains, sous la supervision de l’ABNE et d’AfricaBio, une organisation caritative œuvrant pour la biosécurité et basée en Afrique du Sud.

Ce voyage visait selon lui à présenter les bonnes pratiques aux régulateurs africains et à les aider à apprendre les uns des autres.

Il incluait des ateliers sur l’application de la réglementation en matière de biotechnologies agricoles, de biosécurité et de biotechnologie en Afrique du Sud, ainsi que des descentes sur le terrain et des visites de laboratoires à l’intention des régulateurs de la biosécurité issus du Burkina Faso, du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Nigéria, d’Afrique du Sud, de la Tanzanie, d’Ouganda et du Zimbabwe.


L’appel de l’ABNE a reçu un écho favorable sur tout le continent, et quelques agences de régulation et des regroupements économiques régionaux affirment qu’un système de biosécurité efficace pourrait, d’une part, servir de guide important dans l’exploitation des avantages potentiels offerts par la biotechnologie et, d’autre part, garantir une utilisation sûre des cultures génétiquement modifiées en Afrique.

Miriam Kinyua, présidente de l’Office national kényan de biosécurité et professeur de biotechnologie à l’Université Moi, a déclaré au reporter de SciDev.Net qu’il était prudent de collaborer avec les parties prenantes afin de tenir compte de leurs préoccupations en matière de biosécurité.

« Les industriels ne doivent pas craindre que leurs produits soient court-circuités. Nous voulons travailler et coopérer avec eux dans la concertation pour s’assurer que leur technologie est sûre », explique-t-elle.

Chungu Mwila, directeur exécutif par intérim de l’Alliance pour l’échange des matières premières en Afrique orientale et australe, pense qu’il « est essentiel que les institutions de régulation informent les acteurs sur les réglementations et l’état de la technologie ».

Il a expliqué à SciDev.net qu’il fallait absolument des règlementations et un cadre institutionnel solide pour les appliquer si les pays africains veulent créer un environnement dans lequel peut prospérer la biotechnologie.

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