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[NAIROBI] Selon les participants à un atelier organisé à Nairobi, un changement de paradigme dans le journalisme, axé sur des informations ancrées sur des solutions basées sur des preuves, pourrait changer le paysage médiatique et profiter à l'Afrique.
 
Le journalisme de solution - une couverture rigoureuse de l'actualité centrée sur la façon dont les gens réagissent aux problèmes - est devenu nécessaire, en raison de l'évolution des plateformes de diffusion des informations, le numérique et les ondes hertziennes, estime le SJN [le Réseau du journalisme de Solution - Solution Journalism Network, SJN], basé aux États-Unis.

“Maintenant que nous avons des informations 24 heures sur 24, si tout est centré sur des problèmes, les gens vont se déconnecter.”

Carolyn Robinson, SJN

"Maintenant que nous avons des informations 24 heures sur 24, si tout est centré sur les problèmes, les gens vont se déconnecter, explique Carolyn Robinson, formatrice régionale de SJN.
 
"Nous devons changer parce que les temps ont changé", ajoute-t-elle.
 
Lors de l'atelier de formation de Nairobi sur les médias, tenu le mois dernier (13 février), il est apparu que le SJN avait lancé ce mouvement de métamorphose des médias, il y a cinq ans, aux États-Unis.
 
L'atelier, auquel ont participé une quarantaine de journalistes du Kenya, du Nigeria, de la Tanzanie et de l'Ouganda, a eu lieu peu avant la 8ème conférence scientifique annuelle de l'Institut Kenyan de Recherche médicale [Kenya Medical Research Institute (KEMRI)], qui s'est tenue du 14 au 16 février à Nairobi.
 
C'est la première fois que le SJN a lancé une initiative en dehors des États-Unis et s'est associé à une organisation de recherche africaine pour former des journalistes locaux et renforcer leurs capacités en matière de journalisme de solution en temps réel et lors d'une conférence.
 
Carolyn Robinson a déclaré que les journalistes peuvent toujours poser des questions sur les problèmes, faire preuve de scepticisme mais, en plus de souligner ce qui ne va pas, ils devraient aller de l'avant et inclure ce que les gens font pour résoudre les problèmes.
 
Il ne s'agit pas seulement de savoir qui l'a fait mais comment cela a été fait, selon l'oratrice. "Si vous posez ces questions en tant que journaliste, vous commencerez à vous diriger vers une solution", explique-t-elle.
 
Davis Mkoji, responsable des affaires corporatives du KEMRI, a déclaré que "c'est une façon de penser pour les journalistes qui sont essentiellement formés pour être des messagers de la société et des témoins de l'histoire."
 
Naphtali Agata, président du conseil d'administration du KEMRI, a pour sa part affirmé que le partenariat avec les journalistes améliore la diffusion de la recherche.
 
"Si les résultats de nos recherches sont partagés, cela stimulera la nécessité de poursuivre les recherches", explique-t-il.
 
Cet article a été rédigé par le desk Afrique anglophone de SciDev.Net.

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