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  • Kenya: des primes sécheresse pour les agriculteurs

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[NAIROBI] En octobre, les agences dʹassurance vont vérifier si les agriculteurs kényans ayant contracté le régime dʹassurance du bétail basé sur un indice, recevront leur premier dédommagement suite à la pire sécheresse que la région a connu depuis 60 ans.

Ce régime, qui est testé au nord du Kenya depuis début 2010, utilise les données satellites librement accessibles pour évaluer lʹétat des pâturages. Lorsque les images montrent que les champs ont séché, les agriculteurs peuvent demander un dédommagement pour les animaux qui en ont péri, sans que les assureurs aient à constater personnellement les décès.

Au Kenya environ 2 500 agriculteurs ont acheté ce produit depuis sa création. Ils payent tous les ans une prime allant jusquʹà 100 dollars américains (74 euros) pour 6 à 8 animaux. Aucun dédommagent nʹa encore été versé, mais les agriculteurs ayant perdu plus de 15 pour cent de leur bétail pourraient recevoir environ 180 dollars américains (134 euros) par tête.

"Jusque-là, [le taux de] mortalité annoncé est élevé, mais nous devons patienter jusquʹà fin octobre pour connaître le chiffre final et déterminer sʹil y aura dédommagement ou non", a déclaré Brenda Wandera, responsable du développement du projet au Livestock Research Institute (ILRI), au Kenya, qui a mis ce régime en place.

Ce montage sera élargi au sud de lʹÉthiopie en février 2012 afin dʹatténuer les effets de la sécheresse. Au départ, il ciblera 2 700 agriculteurs. Selon B. Wandera, le but est de trouver un outil dʹassurance viable capable de protéger les éleveurs des fortes pertes quʹils subissent en cas de sécheresse.

Mathew Kibaara, ancien Directeur adjoint des services vétérinaires au Kenya, a indiqué quʹil sʹagit dʹun régime innovant mais quʹil sera toutefois difficile de lʹadapter à tous les éleveurs.

"[Par exemple], il est possible que la motivation que les éleveurs de bovins ont de contracter des primes pour leurs bêtes ne soit pas aussi forte que chez les éleveurs de vaches laitières, étant donné que la valeur des cheptels de vaches laitières est plus élevée que celle de chaque vache élevée par les agriculteurs", a-t-il déclaré.

M. Kibaara a ajouté que le manque dʹexpérience des éleveurs en matière dʹassurance va rendre cette tâche particulièrement difficile.

Toutefois, B. Wandera a indiqué que lʹessai éthiopien va bénéficier des leçons tirées au Kenya, comme le besoin dʹaméliorer les moyens de communication mais aussi dʹéduquer et de former les agriculteurs sur les questions dʹassurance.

"Nous avons utilisé les ʹagents dʹassurance dans les villagesʹ qui sont recrutés dans différentes villes de la circonscription pour réaliser les fonctions dʹextension. Nous sommes également en train de mettre au point des outils de développement au niveau de la vidéo et de la radio, lesquels seront en langue locale afin que les éleveurs puissent mieux comprendre le concept".

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