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Un projet pour soigner la qualité de l’emballage alimentaire
  • Un projet pour soigner la qualité de l’emballage alimentaire

Crédit image: Flickr / Pinkommunication

Lecture rapide

  • Il s’agit de renforcer les capacités des PME pour la production d’emballages de qualité

  • L’initiative pourrait conduire à la création de centres nationaux d’emballage

  • La qualité de l’emballage est décisive pour l’accès au marché et pour la compétitivité

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Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne vont bénéficier de la mise en œuvre d’un programme intitulé "Amélioration de l’emballage alimentaire pour les petites et moyennes entreprises agroalimentaires (PMEA) en Afrique subsaharienne".
 
Il s’agit d’une initiative de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) en partenariat avec le Centre du commerce international (CCI) et la société "Industria Macchine Automatiche S.p.A.".
 
La finalité étant d’"établir une base de connaissances sur l’état actuel de l’emballage alimentaire en Afrique subsaharienne, en mettant l’accent sur les besoins et les priorités spécifiques des PMEA dans l’amélioration de l’emballage alimentaire à travers des formations appropriées".
 

“L’investissement pour un bon emballage n’est plus simplement une option économique pour la viabilité des PME agroalimentaires, mais s’érige en un impératif pour l’accès aux marchés, pour la qualité et la sécurité sanitaires des aliments”

Moctar Lakh
Secrétaire général, ministère du Commerce (Sénégal)

 
Plus précisément, le projet ambitionne de fournir aux divers acteurs de la chaîne de production alimentaire des orientations sur les meilleurs systèmes d’emballage afin de renforcer leurs capacités d’utilisation de ces systèmes pour améliorer leur compétitivité.
 
Pour cela, dit la FAO dans un communiqué de presse, "des études de faisabilité et d’expérimentation des solutions potentielles d’emballage alimentaire sont prévues dans la mise en œuvre du projet qui prend en compte le matériel, les équipements, les technologies, les règlementations, les services et les pratiques de l’emballage alimentaire afin d’améliorer l’efficacité, la profitabilité et la durabilité des chaînes d’approvisionnement alimentaires".
 
Au total, ce sont huit pays du continent qui vont bénéficier de la mise en œuvre de ce projet. A savoir le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie.
 
Représentant la FAO au Sénégal, Réda Lebtahi justifie le bien-fondé de cette initiative en relevant que "dans la plupart des pays en Afrique subsaharienne, l’emballage ne remplissant toujours pas les normes adéquates constitue un goulot d’étranglement dans la concurrence entre des produits alimentaires fabriqués localement et ceux importés".
 
Or, dit-il, "de nos jours, en Afrique subsaharienne, il y a une forte croissance de la demande de produits alimentaires transformés et emballés". Une demande soutenue par "l'émergence d'une classe moyenne avec un plus grand pouvoir d’achat, qui est plus consciente et plus exigeante sur la sécurité sanitaire et sur la qualité des aliments".
 
Aussi SciDev.Net a-t-il appris qu’au terme de cette première phase, ce programme compte évaluer les besoins en matière d'emballage, les priorités des PMEA et la possibilité de créer des centres nationaux d'emballage.
 
"Les éléments de preuve recueillis à partir d'études conduites permettront d'éclairer la conception d'un projet régional sur le développement du secteur de l'emballage alimentaire en Afrique subsaharienne", conclut Réda Lebtahi.
 
Pesanteurs
 
Lors du lancement national de ce programme pour le Sénégal le 24 avril dernier, le secrétaire général du ministère du Commerce, du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des PME a donné un aperçu des pesanteurs qui font encore de l’emballage le tendon d’Achille de la production alimentaire en Afrique subsaharienne et au Sénégal en particulier.
 
Moctar Lakh a notamment cité le manque ou l’insuffisance d’investissements dans le secteur de l’emballage, l’indisponibilité des matériaux d’emballage, l’indisponibilité d’équipements dédiés et de services d’emballage de qualité, des coûts d’importation prohibitifs et une insuffisance de ressources humaines, notamment d’experts qualifiés dans le domaine de l'emballage.
 
"La persistance des contraintes susmentionnées se traduira inexorablement, si ce n’est déjà le cas, par une baisse de la compétitivité économique de nos PME", avertit-il.
 
Car, pour lui, "le rôle crucial de l’emballage dans la préservation, la qualité et la salubrité des aliments, n’est plus à démontrer et l’investissement pour un bon emballage n’est plus simplement une option économique pour la viabilité des PME agroalimentaires, mais s’érige en un impératif pour l’accès aux marchés, pour la qualité et la sécurité sanitaires des aliments en Afrique subsaharienne".
 
Au final, c’est à l’unanimité que les acteurs à la cérémonie de lancement de ce projet trouvent en lui une opportunité pour rattraper le retard des PMEA des pays concernés en matière d’emballage alimentaire.

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