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[NAIROBI] Selon les participants à une réunion, les pays africains doivent adopter les technologies spatiales, pour surveiller les objectifs de développement durable (ODD) qui ont un impact sur les terres.

La question de la terre est au cœur de certains objectifs tels que la lutte contre la pauvreté, l'élimination de la faim, les villes et communautés durables et la vie terrestre.

Selon les experts qui ont pris part à la deuxième conférence du Centre régional de cartographie des ressources, le mois dernier (15-17 août) au Kenya, les technologies spatiales, notamment le système mondial de positionnement (GPS), le système d’information géographique et la télédétection, peuvent être utilisées pour générer des données sur les ressources foncières, afin d’aider les processus décisionnels.

Cependant, du moins à l’heure actuelle, les technologies spatiales sont principalement utilisées par les pays développés.

“Les technologies spatiales amélioreront l'analyse et l'utilisation des données d'observation de la Terre et des informations géospatiales, ce qui transformera les moyens de subsistance des populations.”

Farida Karoney, ministère des ressources foncières et de l'aménagement du territoire

"Les technologies spatiales amélioreront l’analyse et l’utilisation des données d’observation de la Terre et de l’information géospatiale, ce qui transformera les moyens de subsistance des populations du continent", a déclaré Farida Karoney, chef de cabinet chargé de l’aménagement du territoire au sein du gouvernement kenyan.

La responsable kenyane a déclaré qu'il était nécessaire de surveiller la propriété foncière et de l'utiliser pour aider à prendre des décisions susceptibles d'améliorer la productivité, en particulier dans le secteur agricole, pour relever les défis alimentaires et nutritionnels du continent tels que la faim et l'insécurité alimentaire.

"Nous devons moderniser la façon dont nous gérons la terre", a-t-elle insisté, tout en mettant au défi les scientifiques de travailler en étroite collaboration avec les décideurs politiques pour aider à combler le fossé entre la science et la politique, en théorie tout comme dans la pratique.
 
Patrick Wilson, chef de mission adjoint de l'USAID en Afrique de l’Est, a pour sa part, expliqué que le déploiement de technologies telles que les systèmes mondiaux de positionnement, la télédétection et les systèmes d’information géographique peut aider les pays en développement à mieux s'attaquer aux problèmes de développement cruciaux, en fournissant des données précises.

"Les décideurs pourraient utiliser les données pour trouver des moyens de gérer les risques environnementaux tels que les inondations, les sécheresses et prendre des décisions éclairées pour améliorer les moyens de subsistance, en particulier dans les zones arides et semi-arides de la sous-région, qui sont les plus vulnérables aux chocs climatiques et aux conflits humains", a poursuivi Patrick Wilson.

Enfin, Emmanuel Nkurunziza, directeur général du Centre régional de cartographie des ressources pour le développement, a déclaré à SciDev.Net que son équipe collabore avec les États membres pour appliquer les technologies spatiales telles que les satellites, pour aider les petits agriculteurs à déterminer le potentiel de leurs ressources agricoles.

Emmanuel Nkurunziza a ajouté que le centre facilitait l'utilisation de technologies telles que le système d'information géographique pour améliorer la gestion environnementale et la résilience au changement climatique dans les pays membres tels que le Burundi, l'Éthiopie, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Rwanda et la Zambie.