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[PORT ELIZABETH, AFRIQUE DU SUD] D'après les participants à une conférence, l'absence de systèmes de gouvernance clairs entrave la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) en Afrique.

Selon le rapport de l'ONU sur les ODD, publié l'année dernière, les progrès réalisés sont inégaux et trop lents pour permettre d'atteindre les objectifs fixés à l'échelle mondiale, d'ici 2030.

Belay Begashaw, directeur général du centre des objectifs de développement durable pour l'Afrique, basé au Rwanda, a déclaré lors d'une conférence en Afrique du Sud (9-11 mai) que les pays présentent actuellement des revues favorables en matière de progrès vers la réalisation des ODD, tout en excluant les domaines complexes ou ceux dans lesquels les résultats sont mauvais.

“60% des données ou des informations nécessaires pour signaler les ODD n'existent pas.”

Cheikh Mbow

La conférence, organisée par Future Earth, le ministère sud-africain de la science et de la technologie, la Fondation nationale pour la recherche (NRF) d'Afrique du Sud et START (SysTem for Analysis, Research & Training), un groupe de réflexion international sur le changement climatique, a réuni environ 300 chercheurs, scientifiques, praticiens et décideurs, pour explorer les moyens de remédier aux problèmes clés et aux opportunités découlant de la mise en œuvre des ODD des Nations unies.
 
Les experts ont observé que l'innovation scientifique pourrait aider à mettre en œuvre les ODD en Afrique, tout en notant qu'il est important d'identifier ce qui manque aux objectifs. Ils ont déclaré que les 17 objectifs et cibles sont trop nombreux et doivent être examinés de manière critique pour voir où les progrès sont réalisés, en particulier en ce qui concerne les pays à revenu faible et intermédiaire.

Belay Begashaw a indiqué que le centre des objectifs de développement durable pour l'Afrique publiera le 5 juillet un classement des ODD spécifiques à l'Afrique, qui fournira une liste de progrès comparables à travers le continent.

Heila Lotz-Sisitka, conférencière principale et titulaire de la Chaire de recherche sur l'apprentissage social transformatif et les parcours d'apprentissage des compétences vertes, à Rhodes University, en Afrique du Sud, a pour sa part déclaré que, compte tenu de l'échec général des Objectifs du Millénaire pour le développement, il est important que les ODD répondent au niveau local à leur signification première, par exemple, leur impact sur la pauvreté.

"Une façon d'aborder les ODD est d'examiner ce qui fait défaut", a déclaré Heila Lotz-Sisitka. "Un à trois pour cent de la population mondiale possède la moitié de la richesse mondiale. Nous devrions avoir une cible concernant la richesse [la création], sinon nous n'aurons jamais l'équilibre dont nous avons besoin pour partager les ressources de la terre de façon plus équitable."

Michael Nxumalo, directeur de la coopération en Afrique à NRF, a quant à lui déclaré à SciDev.Net: "Si vous regardez les ODD, ils abordent des problèmes [tels que] la façon de réagir aux conditions météorologiques extrêmes. L'Afrique sera plus touchée par ces problèmes ... mais la réalité est que la plupart d'entre nous ne sont pas prêts à mettre en œuvre la plupart des ODD."

La science est essentielle à la mise en œuvre des ODD, car il s'agit de concevoir des solutions. Malheureusement, les gouvernements africains engagent moins de financement et les solutions se font toujours attendre, a déclaré Michael Nxumalo.
 
Pour sa part, Cheikh Mbow, directeur exécutif du secrétariat international du programme START aux États-Unis, a ajouté que "60% des données ou informations nécessaires pour la déclaration des ODD n'existent pas".

Il a déclaré que seuls quelques pays africains, dont l'Afrique du Sud, disposent des informations nécessaires sur les ODD à soumettre à l'ONU.

Cet article a été rédigé par le desk Afrique sub-saharienne de SciDev.Net.