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La mission lunaire africaine recherche un financement pour sa première phase
  • La mission lunaire africaine recherche un financement pour sa première phase

Crédit image: NASA Goddard Space Flight Center/Flickr

Lecture rapide

  • Le projet Africa2Moon prévoit de diffuser des images de la lune dans les classes africaines

  • Ses promoteurs visent à recueillir US $ 150.000 pour la phase de planification et de publicité

  • Une mission spatiale parrainée par les Africains pourrait inverser la 'fuite des cerveaux' dans le secteur de la science

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Un groupe de passionnés africains de l'espace ont pris d'assaut l'Internet pour recueillir de l'argent au profit de la "première mission" africaine sur la lune.

L'objectif principal d'Africa2Moon est d'envoyer une sonde sur la lune ou en orbite autour de la lune, pour recueillir des faisceaux d'images qui seront ensuite distribués via l'Internet dans les salles de classe du continent.

Le projet vise à utiliser l'exploration spatiale pour encourager les jeunes africains à embrasser des carrières scientifiques.

Conçu par la Fondation pour le développement de l'espace, une organisation sud-africaine à but non-lucratif, le projet s'est tourné vers le site de financements communautaires CauseVox, pour aider à financer la première phase de la mission, jusqu'au mois de novembre 2016.

Selon la fondation, lors de cette phase initiale, un travail de finalisation du concept de la mission prendra place, suivi d'une étude de faisabilité et d'événements de sensibilisation.

Depuis le début de la collecte de fonds, le 25 novembre, le projet a recueilli plus de 12.700 US $, sur les $ 150,000 que la Fondation espère lever d'ici à fin janvier.

“Faire progresser un projet spatial ambitieux peut contribuer à impliquer un plus grand nombre de personnes susceptibles de se joindre à notre industrie.”

Sias Mostert, Space Advisory Company

"Le principal moteur de cette mission est d'inciter la jeunesse africaine à acquérir la conviction que l'exploration spatiale... n'est pas l'apanage des pays les plus avancés", a expliqué à SciDev.Net Peter Martinez, le directeur fondateur de la Fondation.

Un diplômé en sciences sur neuf quitte le continent pour des emplois à l'étranger, et la plupart des projets de sciences de l'espace ont lieu hors du continent, estime pour sa part Jonathan Weltman, directeur exécutif de la Fondation.

Une mission spatiale parrainée par l'Afrique pourrait être une incitation pour les scientifiques à rester sur le continent pour contribuer à l'expertise et à l'infrastructure scientifique, explique encore Jonathan Weltman à SciDev.Net.
"L'aspiration de tout ingénieur ou scientifique est d'essayer d'atteindre le sommet dans leur domaine en travaillant sur les projets les plus importants avec les collègues les plus reconnus", estime-t-il.

Sias Mostert est un cadre de Space Advisory Company, une entreprise sud-africaine spécialisée dans les programmes satellitaires et l'ingénierie des systèmes.

Il a fait don de $ 1000 au projet Africa2Moon et voit la mission comme un moyen de susciter l'intérêt pour l'espace et de s'assurer que l'Afrique peut construire des satellites et autres infrastructures nécessaires pour stimuler le développement des technologies de l'information et de la communication (TIC).

"Pour déployer les infrastructures des TIC en Afrique, l'espace est la seule solution rapide", explique Stas Mostert à SciDev.Net.

"Nous avons également besoin d'excellents employés qui sont inspirés, motivés et très instruits. Faire progresser un projet spatial ambitieux peut contribuer à impliquer un plus grand nombre de personnes susceptibles de se joindre à notre industrie".

Peter B. Waswa, un ingénieur de l'espace originaire du Kenya dont le blog, spacekenya.org, préconise l'exploration spatiale parrainée par le gouvernement, affirme que le financement communautaire est la meilleure option pour les projets que le public peut facilement comprendre et au sujet desquels il peut s'enthousiasmer.

Mais il peut être moins adapté au financement de projets de recherche ou pour la construction d'un programme spatial important, ajoute-il.

"Le financement communautaire n'est pas une option viable si vous êtes intéressé par l'adoption de la technologie spatiale pour le développement national durable visant à améliorer la vie des citoyens ordinaires", estime Peter Waswa.
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