Rapprocher la science et le développement

  • Côte d'Ivoire : des fonds de recherche axés sur le développement

Shares

[ABIDIJAN] Une nouvelle vague de bourses de recherche au profit de jeunes chercheurs en Côte d'Ivoire sera distribuée en juin, suite à un appel à projets lancé par le Programme d'appui stratégique à la recherche scientifique (PASRES).

Les subventions sont destinées à soutenir les jeunes chercheurs, qui ont souvent du mal à compléter des projets de recherche, par manque de financement.

Créé en 2008 avec des fonds provenant du Fonds ivoiro-suisse de développement économique et social (FISDES), le PASRES s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère de l'Éducation et de la recherche scientifique en vue de créer un fonds national pour la recherche scientifique et technologique.

L'objectif est d'encourager les jeunes chercheurs à proposer des projets de recherche dans les domaines liés au développement comme la santé publique, l'environnement, la biodiversité, l'agriculture, la sécurité alimentaire ou l'énergie.

Pour Sangaré Yaya, secrétaire exécutif du programme, les bénéficiaires de subventions devront démontrer que les projets auront "un impact bénéfique sur la lutte contre la pauvreté et le développement durable en Côte d'Ivoire".

L'an dernier, le programme a délivré des bourses à 12 jeunes chercheurs. Cette année, le comité de sélection scientifique se prépare à attribuer 15 projets après un examen des candidatures prévu pour la fin du mois de juin. Chaque projet retenu recevra CFA F 15 millions (US$ 13 000).

Sangaré explique que les jeunes chercheurs ont d'autres défis à relever avant d'obtenir des financements, parmi lesquels figure leur manque d'expérience dans la rédaction de demandes de subvention.

Selon lui, les institutions nationales de financement de la recherche ont par ailleurs tendance à favoriser les chercheurs plus expérimentés ou réputés.

Le PASRES est un "très bonne opportunité" pour les jeunes chercheurs ivoiriens, selon Hervé Koutouan, enseignant et chercheur à l'Université d'Abidjan.

Le programme "est d'une grande aide dans la formation de jeunes chercheurs dans le but d'assurer l'arrivée d'une nouvelle génération dans les centres de recherche et les universités publiques", affirme-t-il.  

La Côte d'Ivoire compte environ 1 300 chercheurs travaillant dans le secteur de l'enseignement supérieur et le gouvernement -- la plupart d'entre eux sont affiliés au Centre national de recherche agronomique (CNRA), qui absorbe également environ les trois-quarts des dépenses de recherche-développement, selon le Rapport de l'UNESCO sur la science de 2010. Seulement 16 pour cent de ces chercheurs sont des femmes.

En 2008, les chercheurs du pays ont publié 171 articles scientifiques, principalement dans les domaines de la médecine clinique, de la biologie et des sciences biomédicales, mais la collaboration internationale a connu de meilleurs résultats ; les chercheurs ivoiriens ont, en effet, co-écrit 789 articles avec des collègues basés à l'étranger, selon les chiffres du rapport.

Lien vers le Rapport de l'UNESCO sur la science de 2010 [14MB]

Republier
Nous vous encourageons à reproduire cet article en ligne ou sur support papier. La reproduction est libre de droit, suivant les termes de notre licence Creative Commons. Nous vous prions cependant de suivre ces directives simples :
  1. Vous devez créditer nos auteurs.
  2. Vous devez créditer SciDev.Net — dans la mesure du possible, veuillez insérer notre logo, avec un rétrolien vers l’article originel.
  3. Vous pourriez aussi simplement publier les premières lignes de l’article et ajouter ensuite la mention: "Veuillez lire l’intégralité de l’article sur SciDev.Net", avec un lien vers l’article originel.
  4. Si vous souhaitez aussi reprendre les images publiées avec cet article, veuillez vérifier avec les détenteurs de droits d’auteur que vous êtes autorisés à les utiliser.
  5. Le moyen le plus facile de reproduire l’article sur votre site est d’intégrer le code ci-dessous. 
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre page media et nos conseils pour la reproduction.