Rapprocher la science et le développement

La déclaration est un appui aux efforts de création d'un système de collecte des données par satellite.
  • Accord pour un meilleur accès aux données d'observation de la Terre

La déclaration est un appui aux efforts de création d'un système de collecte des données par satellite.
Crédit image: Flickr/Atmospheric Infrared Sounder

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Des ministres et des autorités publiques ont signé une déclaration destinée à faciliter l'accès à la recherche sur l'observation de la Terre et soutenir les efforts de mise en place d'un système mondial de collecte des données par satellite.

Cet accord a été conclu lors d'un sommet ministériel du Groupe intergouvernemental sur l'Observation de la Terre qui s'est tenu dans la ville du Cap en Afrique du Sud (du 28 au 30 novembre) par des ministres et des autorités en provenance de 70 pays, et notamment des représentants de l'Association africaine pour la Télédétection de l'Environnement (AARSE).

Cet accord devrait faciliter la mise en place d'un projet initié en 2005, celui d'une coordination globale des divers systèmes d'observation de la Terre  et la création d'un système unique d'observation de la Terre (GEOSS)

D'après la revue sud-africaine Die Burger, ce réseau de capteurs océaniques, atmosphériques et terrestres est destiné à diffuser en temps réel des données sur l'environnement mondial auprès des décideurs et acteurs de domaines aussi divers que les ressources naturelles, les catastrophes, les menaces pour la santé, les sources d'énergie et la foresterie.

La mise en place du système GEOSS est essentielle pour l'Afrique, où les systèmes d'alerte rapide sur les maladies liées au climat et aux catastrophes naturelles pourraient jouer un rôle vital dans le développement durable et le renforcement des capacités, a déclaré Mosibudi Mangena, ministre sud-africain de la science et de la technologie.

Le sommet a permis d'évaluer la contribution au système GEOSS des différents programmes menés à travers le monde, et particulièrement l'initiative sino-brésilienne de US$ 100 millions – lancée au mois de septembre – visant à fournir gracieusement à l'Afrique des données sur la masse terrestre.

Cet échange de données a permis de démontrer que les pays sont prêts à coopérer pour résoudre les problèmes mondiaux, a ajouté M. Mangena,  précisant que les systèmes d'observation de la Terre aideront les pays en développement à prendre des décisions en matière environnementale.

L'observation de la Terre ne vise pas à satisfaire notre curiosité, il y va de notre survie, a-t-il déclaré au sommet.

"Chaque année, nous consommons plus de ressources que notre planète peut nous en procurer. Si nous continuons à ce rythme, il nous faudra une surface équivalente à 1,4 fois la Terre pour soutenir notre niveau actuel de consommation," a déclaré durant ce sommet Janez Potocnik, Commissaire pour la science et la recherche de l'Union européenne.

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