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[Dakar] – La capitale sénégalaise a accueilli le 3 février dernier la huitième édition de l’IT Forum Sénégal, qui a rassemblé des acteurs majeurs de l’écosystème numérique du pays, pour discuter des enjeux et opportunités de la transformation numérique.
 
Cette édition a surtout voulu repréciser la place de l’humain comme clé de voûte de la transformation numérique.
 
Les participants se sont unanimement accordés sur la nécessité d’avoir une vision anthropologique du numérique, en mettant l’humain au cœur des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
 
"Comment un monde de plus en plus technologique peut être un monde de plus en plus humain", s'est interrogé Jean-Michel Blanquer, le ministre français de l’Éducation nationale.
 
Ses propos ont été repris en échos par son homologue sénégalais, Serigne Mbaye Thiam, qui a quant à lui rappelé que "le défi est de tirer profit de la transformation digitale en restant une société plus humaine."
 
Il s'ensuit, ont estimé les participants, qu'il y a lieu d'observer dans l’innovation et dans l’utilisation de la technologie, des principes éthiques et moraux.
 
Au lieu d’avoir une vision magique de la technologie en pensant qu’elle peut régler tous les problèmes, il vaudrait mieux bien penser et optimiser la relation homme-machine et créer des technologies adaptées, ont estimé certains participants.
 
Agir sur l’éducation
 
Afin d’arriver à cette finalité, l’un des leviers à activer selon les responsables présents lors de ce forum est l’éducation, qui est au cœur des enjeux de développement du continent africain.
 
Mohamadou Diallo, directeur général de CIO Mag, une plateforme qui se définit comme un support d'information et de veille technologique au service des DSI [1], par ailleurs à l'origine de l’initiative IT Forum, a déclaré à SciDev.Net que "l’éducation est de nos jours une priorité, un élément fondamental, dont les enjeux pour l’avenir sont énormes."
 
Pour sa part, Serigne Mbaye Thiam va plus loin et adopte une vision plus avant-gardiste.
 
"Le défi est de former des personnes pour résoudre des problèmes et exercer des métiers qui ne sont pas de maintenant", a-t-il fait valoir.
 
Il y a donc lieu de changer de paradigme dans le système éducatif et à cet égard, les EdTech [2] constituent un enjeu capital.
 
De fait, ces fameuses startups qui sont les acteurs des nouvelles technologies de l’éducation, jouent un rôle prépondérant, non seulement dans l’amélioration de la qualité de l’éducation, mais aussi et surtout dans la disponibilité et l’accessibilité de la formation à tous.
 
En d’autres termes, les EdTech permettent de rendre disponibles à n’importe qui, n’importe où et n’importe quand, des formations de qualité, en mode présentiel ou à distance, à travers notamment les Formations en Ligne Ouvertes à Tous (FLOT), plus connues sous l’anglicisme de MOOC [3].
  
Franck Kouyami, président du Forum sur la gouvernance d'Internet – Bénin (FGI-Bénin), estime que le continent ne peut, in fine, espérer rattraper son grand retard par rapport aux autres en matière de numérique, et surtout espérer agir véritablement sur l’humain qu'en embrassant une politique volontariste consistant à agir avec les moyens de bord.
 
Selon lui, "le vrai débat aurait dû porter sur comment s’assurer qu’à la prochaine rentrée, on ouvre cent classes numériques pilotes, cinq cents en 2020, ainsi de suite".

Références

[1] DSI : Directeurs des systèmes d'information
[2] Edtech : Terme qui renvoie à l'utilisation des nouvelles technologies pour faciliter l'apprentissage et améliorer les performances des élèves
[3] MOOC : Massive Open Online Course