Fin novembre, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié une série de chiffres qui permettent de contempler d'un regard nouveau la complexité de la question du trafic de médicaments falsifiés, tant du côté des trafiquants que de celui des consommateurs.
 
Il ressort de ces rapports que "l'avarice des dealers" - en termes plus concrets, la cupidité - continue d'être l'un des principaux moteurs du trafic de produits médicaux falsifiés.
 
L'année 2017 aura sans doute permis de marquer des points contre le phénomène de la contrefaçon des médicaments, mais, en toile de fond et à plus long terme, se pose la sempiternelle question de l'amélioration de la gouvernance et des systèmes de santé dans les pays à revenu intermédiaire, dont la faiblesse permet au commerce de prospérer.