Republier

Nous vous encourageons à reproduire cet article en ligne ou sur support papier. La reproduction est libre de droit, suivant les termes de notre licence Creative Commons. Nous vous prions cependant de suivre ces directives simples :
  1. Vous devez créditer nos auteurs.
  2. Vous devez créditer SciDev.Net — dans la mesure du possible, veuillez insérer notre logo, avec un rétrolien vers l’article originel.
  3. Vous pourriez aussi simplement publier les premières lignes de l’article et ajouter ensuite la mention: "Veuillez lire l’intégralité de l’article sur SciDev.Net", avec un lien vers l’article originel.
  4. Si vous souhaitez aussi reprendre les images publiées avec cet article, veuillez vérifier avec les détenteurs de droits d’auteur que vous êtes autorisés à les utiliser.
  5. Le moyen le plus facile de reproduire l’article sur votre site est d’intégrer le code ci-dessous. 
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre page media et nos conseils pour la reproduction.

The full article is available here as HTML.

Press Ctrl-C to copy

Une étude révèle que les hommes dans les zones urbaines informelles du Kenya forcent les femmes à cesser d’utiliser des contraceptifs, ce qui entraîne l’utilisation clandestine de méthodes de planification familiale comprenant des produits injectables et des implants, pour échapper à ces barrières.

Une autre étude réalisée en 2016 indique que la pratique de la planification familiale secrète dans des contextes à prédominance masculine en Afrique subsaharienne va de 6% à plus de 50%.

Les chercheurs de Ujamaa Africa, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health et de la Johns Hopkins School of Nursing, basées aux États-Unis, rapportent dans une étude présentée lors de la 5ème Conférence internationale sur la planification familiale, mi-novembre à Kigali, au Rwanda, que les femmes font souvent l'objet de pressions sociales dans la région, dans le but de les forcer à ne pas recourir aux contraceptifs pour limiter le nombre d'enfants.

“Nous encourageons les prestataires de soins de santé à reconnaître la contrainte en matière de procréation comme un problème auquel les femmes de ces communautés sont confrontées.”

Shannon Wood, École de santé publique John Hopkins Bloomberg

La contrainte dite de procréation se produit lorsque les partenaires masculins refusent l’utilisation de la contraception ou forcent l’arrêt de la contraception.

« La contrainte en matière de reproduction se produit dans ces communautés [à Nairobi] », a déclaré Shannon Wood, doctorante à la faculté de santé publique Johns Hopkins Bloomberg et co-auteure de l'étude.

« Nous encourageons les prestataires de soins de santé à reconnaître la contrainte en matière de procréation comme un problème auquel les femmes de ces communautés sont confrontées lorsqu’elles fournissent des services de planification familiale et de lutte contre la violence », a déclaré Shannon Wood.
 
Selon les chercheurs, les quartiers urbains informels de Nairobi sont un lieu idéal pour examiner la contrainte exercée en matière de reproduction, compte tenu de leur population dense, de leur taux élevé de violence entre partenaires intimes et du taux élevé de fécondité.

« Nous avons eu recours à des discussions de groupe avec 49 survivantes de violence entre partenaires intimes », a-t-elle expliqué.

« Cela incluait à la fois des mesures quantitatives et des entretiens approfondis supplémentaires pour mieux comprendre les mécanismes, les manifestations et les stratégies de sécurité potentielles pour les femmes soumises à une contrainte liée à la procréation. »

Yohannes Dibaba, chercheur en démographie et en santé reproductive au Centre de recherche sur la santé et la population en Afrique, basé au Kenya, a déclaré que la contrainte en matière de procréation était un problème de santé chez les femmes et les adolescentes en Afrique subsaharienne.

« Cela contribue en grande partie à la forte mortalité maternelle due à des grossesses répétées trop rapprochées », explique-t-il.

Pour les adolescents et les jeunes femmes, la violence sexuelle et l'incapacité de négocier l'utilisation du préservatif augmentent le risque d'infection par le VIH.

Selon Yohannes Dibaba, il est nécessaire que les femmes soient autonomisées sur les plans économique et éducatif et participent également à la prise de décisions en matière de santé reproductive.

Références