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[LE CAP] Selon une étude, des tests génétiques du cancer du sein peuvent aider à lutter contre la maladie au Nigéria, où des patientes à risque élevé ont fait part d'antécédents familiaux faibles.
 
L'étude a mis en évidence des mutations significatives de deux gènes humains - BRCA1 et BRCA2 - impliqués dans le cancer du sein, alors que seulement 6% des patientes avaient des antécédents familiaux de cancer du sein.
 
Selon le National Cancer Institute, basé aux États-Unis, environ 72% et 69% des femmes atteintes de BRC1 et de BRC2 héréditaires pourraient développer un cancer du sein, contre seulement 12% des femmes dans la population générale.
 
Chaque enfant a 50% de chances d’hériter de la mutation.

“C'est la première analyse génomique à approfondir dans un pays africain pour révéler les causes profondes du cancer du sein.”

Olufunmilayo Olopade, Université de Chicago

L'étude a examiné les cas de 1.136 femmes atteintes d'un cancer du sein invasif et de 997 femmes n'ayant pas connu la maladie, entre mars 1998 et 2014 à Ibadan, au Nigeria.
 
Les chercheurs se sont employés à déterminer la proportion de cancer du sein résultant d'une maladie héréditaire chez les femmes nigérianes, en utilisant une technique appelée séquençage génomique.
 
Parmi toutes les patientes atteintes d'un cancer du sein, près de 15% portaient une mutation maligne dans un gène du cancer du sein, alors que moins de 2% d'entre elles étaient porteuses d'une telle mutation, a indiqué l'étude, publiée dans le Journal of Clinical Oncology, le mois dernier (21 août).
 
Selon les chercheurs, "le séquençage génomique visant à identifier les femmes présentant un risque extrêmement élevé de cancer du sein pourrait constituer une approche très innovante en matière de gestion des risques et d’interventions permettant de sauver des vies".
 
Leur suggestion est conforme à l’Initiative de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la génomique humaine dans la santé mondiale et aux objectifs de développement durable des Nations Unies pour 2015-2030. Cette mesure pourrait également avoir un impact sur la hausse des taux de cancer en Afrique.
 
"C'est la première analyse génomique à être approfondie dans un pays africain pour révéler les causes profondes du cancer du sein", déclare Olufunmilayo Olopade, co-auteur de l'étude, directeur du Centre de génétique clinique et de santé mondiale du cancer à l'Université de Chicago.
 
"Cela devrait encourager les pays africains à réfléchir à ce qu'ils peuvent faire pour lutter contre l'épidémie émergente de cancer, en utilisant les capacités de la science sur le continent. Les tests et analyses de gènes sont de plus en plus accessibles, permettant à chaque pays africain d’investir dans les technologies génomiques."
 
Adeyinka Falusi, co-auteur de l’étude et professeur d’hématologie à l’Université d’Ibadan (Nigéria), a déclaré le 21 août dernier à l’Université de Chicago : "La coordination de notre équipe de cliniciens et de scientifiques n'était pas de tout repos, mais nous avons fait le travail, malgré des contraintes de ressources."
 
Selon Adeyinka Falusi, les enseignements pourraient être transférés dans des contextes à faibles ressources dans d'autres pays africains.
 
Mais Melissa Wallace, responsable de la recherche à la Cancer Association of South Africa, a déclaré à SciDev.Net que le coût du séquençage génomique "doit être comparé aux coûts du traitement du cancer du sein qui pourraient être évités de bonne heure".

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