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Selon une étude, bien que le Ghana dispose d'une politique nationale de prévention et de lutte contre les infections, les hôpitaux publics du pays manquent de personnel et de stratégies appropriées pour lutter contre les infections nosocomiales.
 
Dans une étude publiée dans l'édition du mois de janvier du Journal of Hospital Infection, la proportion de patients contractant des infections après leur admission dans les hôpitaux atteint presque 16%.
 
Par conséquent, l'élimination de ces infections est une priorité pour les gouvernements.
 
L’étude de dix hôpitaux publics choisis au hasard, représentant les dix régions administratives du Ghana, a montré que la proportion de patients atteints d’infections nosocomiales variait entre 3,5% et 14%, avec une proportion globale d’environ 8%.

“Des pratiques telles que la réduction du nombre de personnes dans les salles d'opération… pourraient grandement contribuer à résoudre le problème.”

Christabel Enweronu-Laryea, Université du Ghana

« Des pratiques telles que la réduction du nombre de personnes dans les salles d'opération et le fait de s'assurer que les portes ne sont pas ouvertes ou fermées trop fréquemment lors des interventions chirurgicales pourraient contribuer grandement à relever ce défi », déclare Christabel Enweronu-Laryea, co-auteur de l'étude et professeur associé au département de la santé de l'enfant, à l'Université du Ghana.
 
Noah Obeng Nkrumah, co-auteur de l'étude et chef du département des sciences de laboratoire médical à l'Université du Ghana, a pour sa part déclaré à SciDev.Net que l'utilisation d'un dispositif invasif en plus d'un séjour prolongé dans les hôpitaux constituait un facteur de risque majeur.
 
Selon le chercheur ghanéen, de septembre à décembre 2016, l'équipe de recherche a examiné les dossiers médicaux de 2.107 patients de tout âge, admis à l'hôpital pendant plus de 24 heures.
 
Les chercheurs ont également évalué les caractéristiques des hôpitaux, notamment la disponibilité de personnel de prévention et de contrôle des infections.
 
« Un seul des hôpitaux participants avait une infirmière de contrôle des infections et aucun des hôpitaux participants ne disposait de médecin de contrôle des infections », indique l’étude.
 
« Il n'y avait aucun programme de surveillance active sur les infections nosocomiales dans aucun des hôpitaux participants. »
 
Selon Noah Obeng Nkrumah, les infections nosocomiales les plus courantes étaient les infections des blocs chirurgicaux, de la circulation sanguine et des voies urinaires.
 
L'enseignant ajoute qu'il n'était pas surprenant que les infections des blocs opératoires soient les plus importantes, ajoutant qu'elles pourraient être attribuées à des pratiques d'hygiène inadéquates avant, pendant et après les opérations.
 
« Le Ghana a besoin d'un système de surveillance pour fournir des estimations du fardeau des infections nosocomiales dans les populations de patients en soins de courte durée dans le pays », a-t-il déclaré à SciDev.Net, ajoutant que les hôpitaux interrogés disposaient de 33% des 13.000 lits d'hôpitaux publics dans le pays, en 2017.
 
Tola Oladimeji, analyste principale à la Health Strategy and Delivery Foundation, au Nigeria, explique que l'inclusion d'hôpitaux à différents niveaux de soins a permis de générer des données complètes sur les infections nosocomiales au Ghana.
 
Si les stratégies d'amélioration de la qualité pour la prévention et le contrôle des infections sont largement adoptées en Afrique subsaharienne, les cas d'infections nosocomiales seront réduits, a-t-elle déclaré.

Références

Appiah-Korang Labi et autres -  Enquête multicentrique sur la prévalence ponctuelle des infections nosocomiales au Ghana (Journal of Hospital Infection, Janvier 2019)