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Le lancement, fin mai, du centre international de recherche sur la résistance antimicrobienne (RAM), a fait naître de nouveaux espoirs au sein de la communauté scientifique. Parrainée par l'Allemagne, l'initiative, soutenue par le G20, vise à créer une synergie parmi les chercheurs du monde entier, pour rationaliser les financements et coordonner les efforts de recherche à l'échelle mondiale. Le centre sera doté d'un secrétariat et l'Allemagne s'est engagée à en financer le fonctionnement sur une période de dix ans, à hauteur de 500 millions d'euros. Il est basé dans les locaux du Centre allemand de recherche sur les infections (DZIF), à Berlin. SciDev.Net s'est entretenu avec Georg Schütte, le secrétaire d'Etat allemand à l'Education et à la Recherche.
 
L'Allemagne a joué un rôle de premier plan dans la mise en place du pôle international de recherche et développement sur la résistance antimicrobienne. Que se cache-t-il derrière cette implication ?

Le centre international de R&D sur la RAM est une conséquence directe des consultations du G20 durant la présidence allemande en 2017. Pour le gouvernement allemand, la lutte contre la RAM au niveau mondial avec une approche coordonnée et globale est une priorité absolue dans les politiques de santé mondiale. Le gouvernement allemand est heureux d'avoir réuni autant de partenaires engagés dans cette entreprise, allant des pays du G20 et des pays non membres du G20 à d'importantes organisations caritatives dans le secteur de la recherche en santé, comme la Fondation Bill et Melinda Gates et le Wellcome Trust.

Le programme ressemble beaucoup à une initiative exclusive du secteur public. Le centre va-t-il travailler de quelque façon que ce soit avec les initiatives existantes du secteur privé sur la résistance antimicrobienne ?

Le Conseil d'administration du centre international de R&D sur la RAM se compose de donateurs publics et privés pour la recherche et le développement sur la RAM. De plus, les membres du centre savent bien que de nouveaux antimicrobiens, diagnostics et vaccins ne peuvent être développés qu'avec le secteur privé. Toute initiative du secteur privé sur la résistance aux antimicrobiens est donc invitée à s'engager dans le travail du centre et le centre sera ouvert pour discuter d'une coopération significative à tous les niveaux. À cette fin, il organisera des forums et des structures facilitant les échanges entre les donateurs et le secteur privé. 

“Le centre collaborera également avec d'autres parties prenantes importantes dans la recherche et le développement sur la RAM à travers le monde, y compris dans les pays en développement.

Georg Schütte, le secrétaire d'Etat allemand à l'Education et à la Recherches

Les petits acteurs des pays en développement sont-ils associés d'une manière ou d'une autre à cet effort ?

Le centre est ouvert aux pays du G20 et aux pays non membres du G20. Ses membres plaideront activement pour que d'autres pays en deviennent membres. La résistance aux antimicrobiens est également un problème important dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. C'est pourquoi les membres actuels du centre sont très intéressés de voir une participation accrue des pays du Sud. En outre, le centre collaborera également avec d'autres parties prenantes importantes dans la recherche et le développement sur la RAM à travers le monde, y compris dans les pays en développement.

Combien de temps durera le projet ? Quand pensez-vous que les premiers résultats seront rendus publics ?

Le centre international de recherche sur la RAM est destiné à être un instrument de coordination mondiale pour la recherche et le développement sur la RAM, à un niveau politique élevé. À cet égard, nous espérons qu'il jouera un rôle de premier plan dans la lutte mondiale contre la résistance aux antimicrobiens, dans une perspective à long terme. Pour lui permettre de prendre de l'envergure dans ce rôle ambitieux, nous avons prévu une période initiale de trois ans au terme de laquelle les membres effectueront une première évaluation intermédiaire. Les premiers résultats seront déjà publiés au cours de ces trois années.

Quel est le mode opératoire de la nouvelle initiative ?

Le centre mondial de recherche et développement sur la résistance aux antimicrobiens soutiendra des prises de décision politiques fondées sur des données probantes concernant l'allocation de ressources pour la recherche et le développement en matière de résistance aux antimicrobiens. Au cours des derniers mois, les membres ont développé la structure de gouvernance du centre, qui est définie dans les termes de référence. Les activités du centre et les sujets à discuter sont définis par le Conseil d'administration, dans un plan de travail. Le premier plan de travail (2018-2021) est actuellement en discussion. Le Conseil d'administration se réunira régulièrement pour discuter des activités du centre et des actions à entreprendre. Ces discussions s'appuieront sur les informations basées sur les besoins fournies par le secrétariat, ainsi que sur les rapports et recommandations des groupes consultatifs d'experts thématiques tels que définis dans le plan de travail. Il faut savoir que l'événement de lancement officiel du centre R&D de lutte contre la résistance antimicrobienne n'a eu lieu que le 22 mai 2018, en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé, à Genève. Dans les mois à venir, le centre développera des procédures de coordination et de travail et créera un secrétariat pour soutenir le Conseil d'administration. Les membres s'attendent à ce que le centre soit en mode de fonctionnement opérationnel à l'automne 2018.

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