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[ACCRA] Les gouvernements africains doivent agir de toute urgence pour lutter contre l'augmentation de la pollution de l'air résultant des activités humaines, a déclaré un expert.
 
L'appel fait suite aux conclusions d'un projet qui a détecté un mélange de particules solides et de gouttelettes liquides dans l'air à des concentrations élevées, avec des conséquences pour la santé et le changement climatique.
 
« Les fortes concentrations de particules dans les villes d'Afrique de l'Ouest présentent des risques importants pour la santé publique et intensifient les problèmes médicaux courants », a déclaré Leonard Amekudzi, membre de l'équipe de chercheurs, lors d'un entretien avec SciDev.Net.

“Les concentrations élevées de particules dans les villes d’Afrique de l’Ouest présentent des risques importants pour la santé publique et aggravent les problèmes médicaux courants.”

Leonard Amekudzi, Université des sciences et technologies Kwame Nkrumah, Ghana 

« Les implications de nos résultats sont accablantes et méritent l'identification et la mise en place de structures et de politiques fiables et efficaces qui permettront d’atténuer ces impacts négatifs », ajoute Leonard Amekudzi.
 
Selon ce dernier, professeur associé et chef du département de physique à l'université des sciences et technologies Kwame Nkrumah, au Ghana, le projet de recherche financé par l'UE a révélé des concentrations de petites particules dépassant les limites fixées par l'OMS.
 
Dans le cadre du projet quinquennal qui s’est achevé l’année dernière, les chercheurs ont mesuré les conditions atmosphériques des villes du sud du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigéria et du Togo, de juin à juillet 2016, en utilisant des avions de recherche et des ballons météorologiques à piles.
 
Ils ont également mené des études sur la qualité de l’air dans des villes comme Abidjan en Côte d’Ivoire et Cotonou au Bénin, entre 2015 et 2017.
 
Leonard Amekudzi dit que les chercheurs ont été confrontés à la difficulté des protocoles transfrontaliers pour les autorisations d'entrer dans les pays concernés par la recherche.
 
Un rapport sur le projet publié en novembre dernier invite les décideurs politiques à « établir des réglementations pour réduire la teneur en soufre des carburants et à moderniser le parc de véhicules à deux roues, à quatre roues et des poids lourds. Selon le rapport, il est nécessaire d'intensifier les efforts de renforcement des capacités dans les domaines de la science du climat, du changement climatique et de la pollution atmosphérique en Afrique. »
 
« Il y a lieu d'encourager les études sur les facteurs d'émissions spécifiques aux régions pour des activités telles que la combustion des déchets, le transport et la combustion domestique », ajoute le rapport.
 
Le document recommande en outre d'installer « des réseaux pour mesurer à long terme les polluants atmosphériques en mettant l’accent sur les villes et les banlieues et de maintenir et élargir les réseaux d’observation des données météorologiques. »
 
Leonard Amekudzi se dit optimiste sur le fait que le projet aidera à identifier les mesures d'atténuation nécessaires pour réduire les polluants atmosphériques dans la sous-région, ainsi qu'à établir des résultats de référence de première main pour faire avancer de futures recherches en Afrique de l'Ouest.
 
Michael Padi, météorologue principal à l'Agence météorologique du Ghana, a déclaré à SciDev.Net que les particules constituaient un problème sérieux en Afrique subsaharienne et dans le reste du monde.
 
« Il est très important que le public prenne conscience des dangers auxquels ils sont confrontés, si les niveaux de pollution restent intacts », a déclaré Michael Padi.

Références

UN Photo/Kibae Park/CC BY-NC-ND 2.0