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A l’occasion de ses soixante ans, le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) a récemment organisé un symposium sur « les avancées scientifiques au service du contrôle des maladies infectieuses »
 
Les chercheurs de cet établissement ont alors présenté de nouvelles méthodes qui permettent de mieux contrôler les pathologies à travers la surveillance et la détection rapide des agents pathogènes qui les causent.
 
Ces avancées sont de plusieurs ordres, à commencer par l’approche de diagnostic , avec notamment des techniques de dépistage qui se rapprochent de plus en plus du patient. 

“On se dirige vers le dépistage démédicalisé. C’est-à-dire qu’individuellement, chaque personne peut connaître son statut VIH et ça, c’est une avancée”

Olivier Oba, médecin

« Donc, on développe des tests de diagnostic qui vont permettre d’avoir des résultats rapides en quelques heures au chevet du patient à l’hôpital », explique Serge-Alain Sadeuh Mba, chercheur au CPC.
 
Selon ce dernier, des autotests sont même de plus en plus utilisés pour permettre aux patients eux-mêmes de réaliser leurs tests « parce que, c’est automatisé et c’est facile à lire ».
 
Serge-Alain Sadeuh Mba explique qu’il s’agit « de petites cassettes sur lesquelles on dépose des échantillons. Il y aura un système de migration par capillarité suivie de la révélation du résultat par la colorimétrie. En regardant juste les couleurs des différentes bandes, on peut savoir si le test est positif ou négatif ».
 
Toujours au sujet de l’approche de diagnostic, Serge-Alain Sadeuh Mba ajoute  qu’il y a la connectivité avec les systèmes de rapportage en temps réel.
 
Ainsi, dit-il, « les équipements qui sont conçus pour faire les tests sont souvent munis de logiciels qui vont envoyer les résultats d’analyses permettant au clinicien ou au biologiste de recevoir les résultats à distance ».
 

Connexion

Les chercheurs du CPC expliquent que cette connexion avec les logiciels permet au système de surveillance dans le pays d’avoir accès aux données de détection des différentes maladies à distance.
 
Cette méthode fournit l’information en temps réel avec des systèmes d’alerte sms, permettant aux autorités de santé publique de mettre en place des programmes plus efficaces de riposte et de contrôle des épidémies.
 
Le médecin Olivier Oba constate pour sa part que la prévention du VIH/sida a beaucoup évolué. « On se dirige vers le dépistage démédicalisé. C’est-à-dire qu’individuellement, chaque personne peut connaître son statut VIH et ça, c’est une avancée », dit-il.
 
Ce dernier qui travaille avec le Comité national de lutte contre le Sida, précise qu’aujourd’hui, pour dépister cette maladie, des tests de quatrième génération sont utilisés.
 
D’après ses explications, ces tests ont la capacité de détecter le virus après un mois seulement. D’autres ont même la sensibilité de deux à trois semaines juste après le contact avec le virus.
 
« Cela permet d’enclencher un traitement immédiatement. Cette avancée dans le diagnostic est très importante parce que l’un des problèmes du traitement du VIH/sida a toujours été lié au diagnostic, à la certitude de la présence du virus », se félicite Olivier Oba.
 

Surveillance en temps réel

Dans le domaine de la surveillance, l’on apprend aussi le développement de « la surveillance en temps réel ». Pour expliquer cette technique, Serge-Alain Sadeuh Mba précise que certains sites cliniques sont repartis à travers le territoire.
 
Et il y a des systèmes de smartphone où les médecins peuvent introduire les données issues des consultations et de leurs observations quand ils reçoivent des patients.
 
Toutes ces données sont alors transférées dans un système informatique qui va faire des analyses automatisées et on va savoir s’il y a des pics et si une maladie donnée est en train d’émerger.
 
Selon les chercheurs du CPC, ces innovations scientifiques ne se limitent pas au diagnostic et à la surveillance. Car, dans le domaine des traitements et de la vaccination, disent-ils, des traitements alternatifs sont de plus en plus utilisés.
 
Les chercheurs soulignent que ces nouvelles approches ne s’appliquent pas uniquement au Cameroun. Car, indique, Serge-Alain Sadeuh Mba, « la science n’a pas de patrie. Une approche qui est développée dans un pays européen, en Afrique de l’Ouest ou en Afrique Centrale, peut être adoptée par les différents experts du domaine pour avancer ».

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