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[ABUJA, NIGERIA] Selon le ministre de la Science et de la technologie du Nigeria, l’incapacité du pays à transformer les produits de la recherche en résultats tangibles pour le développement nuit à la croissance socioéconomique de la Nation.
 
S’exprimant lors du lancement d'un ensemble de lignes directrices susceptibles de stimuler l'adoption des résultats de recherche pour le développement, Ogbonnaya Onu a déclaré que ces lignes directrices visent, entre autres, à assurer l'originalité, éliminer le plagiat et aligner la recherche sur le programme de développement national.
 
"La faible qualité des résultats de la recherche-développement et des inventions émanant d’universités et d’instituts de recherche, associée à une gestion inefficace des actifs de propriété intellectuelle, a été identifiée comme le talon d'Achille de la faible commercialisation des résultats de la recherche au Nigeria", a déclaré Ogbonnaya Onu, le 26 juillet 2018, lors du lancement officiel de ces directives.

Les défis auxquels font face les chercheurs des universités nigérianes vont au-delà des lignes directrices pour la commercialisation

Achimugu Joseph, Université d'Etat de Kogi

Celle-ci se composent de sept chapitres consacrés notamment aux politiques et stratégies de commercialisation des résultats de la recherche et du développement (R&D) et des inventions.
 
La plupart des résultats de R&D, a-t-il déclaré, restent inutilisés dans les instituts de recherche du pays, car le processus de commercialisation de la recherche est très complexe et nécessite des capitaux et des compétences et aptitudes de nombreux professionnels, dont des économistes.
 
Mais certains scientifiques nigérians ont critiqué l’initiative, affirmant que ce qui fait défaut dans le pays, ce sont des financements publics et privés. Les scientifiques nigérians ont réclamé l’affectation d’au moins 1% du Produit intérieur brut (PIB) du pays à la R&D.
 
Joseph Achimugu, chercheur au département de chimie appliquée de l'université d'État de Kogi, soutient pour sa part que la transformation des résultats de la recherche en produits nécessite plus que le simple lancement de directives.
 
"Les défis auxquels sont confrontés les chercheurs des universités nigérianes vont au-delà des directives en matière de commercialisation. Les chercheurs ne sont pas encouragés à étudier les problèmes qui affectent la société, tels que l'approvisionnement en énergie, l'accès à une eau saine et propre et la gestion des déchets", explique-t-il.
 
"La plupart des recherches en cours dans les universités sont financées par des donateurs étrangers et elles sont parrainées dans un but particulier."
 
Amos Wando, maître de conférences au département des sciences et technologies alimentaires de l’université d’agriculture de Makurdi, ajoute quant à lui que la plupart des chercheurs dans les universités n’ont pas accès à des fonds pour entreprendre des recherches de qualité.
 
"Nous sommes à une époque où les chercheurs ne peuvent obtenir aucun soutien du gouvernement pour entreprendre quelque forme de recherche que ce soit. Le gouvernement ne finance pas la recherche. Quelle sera l'utilité des directives, en l'absence de résultats de la recherche ?" S'interroge-t-il.