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La Zambie est le dernier pays à avoir renforcé ses infrastructures sanitaires, dans la perspective d'une éventuelle arrivée du virus Ébola, qui sévit chez son voisin du Nord, la République démocratique du Congo (RDC).

Au début de l’automne, l’OMS avait qualifié l’épidémie actuelle de "tempête parfaite" (une expression d'origine américaine décrivant une situation où toutes sortes d'éléments disparates et improbables s'associent pour produire un bouleversement jamais vu auparavant), après que les activités de prévention dans la ville de Beni, dans le nord-est du pays, eurent été interrompues, à la suite d’une attaque des rebelles. 

La situation est grave. Peter Salam, responsable des interventions d'urgence de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avait déclaré lors d'une conférence de presse à l'époque que "nous n'avons pu atteindre que 20% des contacts de [cas] confirmés et probables à Beni et dans les environs". 

"Cela signifie, avait-il poursuivi, que nous ne sommes pas en mesure de suivre 80% des personnes directement exposées au risque d'Ébola à Beni".

Le virus Ébola peut tuer une personne sur deux qu'il infecte et plus de 100 personnes sont décédées dans la région peuplée du Nord-Kivu en RDC depuis la détection du virus, début août. 

DRC Ebola Map 2

L'est de la RDC est aux prises avec un groupe de rebelles islamistes ougandais du nom de Forces démocratiques alliées. L'Ouganda voisin a renforcé les contrôles aux frontières, en réponse à l'épidémie, mais les habitants de la région se méfient des autorités, après des années de guerre, ce qui rend difficiles les mesures de contrôle des maladies. 

Cependant, les expériences de la dernière épidémie d'Ébola montrent qu'il est urgent d'appliquer des contrôles rigoureux. En 2014-2016, 11.000 personnes sont décédées dans ce qui est devenu la pire épidémie d’Ébola au monde jamais enregistrée. 

Tom Frieden, directeur des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a déclaré : "Si Ébola n'avait pas été rapidement maîtrisé à Lagos, au Nigéria, une ville densément peuplée, avec de nombreuses liaisons aériennes internationales, la maladie se serait probablement propagée à d’autres régions du Nigéria, ailleurs en Afrique et éventuellement vers d’autres continents."

L'OMS avait alors attendu environ 4 mois avant de tirer la sonnette d'alarme et de qualifier l'épidémie d'urgence de santé publique de portée internationale. Le CDC a conclu par la suite que la lenteur de la réponse avait contribué à l'ampleur de l'épidémie. Compte tenu du fait que la RDC est en ce moment une poudrière politique, les autorités ne doivent pas tergiverser cette fois-ci.