Pour l'Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antimicrobiens (RAM) est l'une des dix principales menaces qui pèsent sur la santé dans le monde. Le phénomène, d'une amplitude croissante, pourrait nous ramener en arrière et rendre de nouveau incurable des malades infectieuses mortelles telles que la pneumonie, la tuberculose et la gonorrhée. Et ce sont les pays en voie de développement qui seront les premiers touchés.
 
Ce coup de projecteur examine quelques-unes des multiples facettes de ce problème complexe ainsi que les solutions potentielles. Que peuvent faire les médecins, les entreprises pharmaceutiques, les décideurs politiques, les agriculteurs et les patients eux-mêmes pour endiguer cette crise ?
 
Jayasree K. Iyer, directrice éxécutive de la Access to Medicine Foundation (Foundation pour l'accès aux médicaments) a parlé à SciDev.Net du rôle des entreprises pharmaceutiques dans la lutte contre la RAM, tandis que Nicola Magrini, de l'OMS, évoque le dernier outil mis à la disposition des médecins pour encourager un recours responsable aux antibiotiques.
 
Nous nous penchons sur le fléau des superbactéries dans les unités néonatales en Inde, les effets cachés de la tuberculose multirésistante en Afrique sub-saharienne, et le problème des exploitations agricoles qui alimentent la RAM avec des antibiotiques facteurs de croissance. Enfin, si les médicaments ne fonctionnent plus, quelles autres options avons-nous et sont-elles viables ?