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Sept pays, dont l’Afrique du Sud, ont signé un traité visant à créer une organisation internationale chargée de gérer le plus grand projet de radiotélescope au monde.
 
Le projet SKA (Square Kilometre Array) vise à construire le plus grand radiotélescope du monde, lequel sera déployé sur un kilomètre carré de surface de captage.
 
« La signature par l'Afrique du Sud de la création de la SKAO (Square Kilometer Array Organization) en tant qu'entité juridique intergouvernementale chargée de superviser les phases de construction et d'exploitation du projet SKA constitue une étape cruciale qui mérite d'être célébrée », a déclaré Mmamoloko Kubayi-Ngubane, ministre sud-africaine des sciences et de la technologie, dans un communiqué publié lors de la signature de l'accord à Rome, en Italie.

“Les jeunes scientifiques en formation auront désormais accès aux données du meilleur radiotélescope du monde.”

Carolina Ödman-Govender, Université du Cap-Occidental, Afrique du Sud.

« Ce qui rend ce projet particulièrement unique est le fait que, pour la première fois, l’Afrique, l’Asie, l’Australasie et l’Europe s’engagent au niveau intergouvernemental à collaborer à un projet scientifique de grande envergure en tant que partenaires égaux », a ajouté Mmamoloko Kubayi-Ngubane.
 
L’Australie, la Chine, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni ont signé le traité portant création de l’organisation Square Kilometre Array, l’Inde et la Suède devant signer plus tard, à la suite des sept membres fondateurs de la nouvelle organisation, précise la déclaration.
 
Selon Mmamoloko Kubayi-Ngubane, la coopération scientifique internationale pourrait aider à relever les défis mondiaux tels que la pauvreté, les inégalités et le changement climatique.
 
En Afrique du Sud, les produits d’infrastructure et d’alimentation pour le réseau de fréquences moyennes incluent les routes d’accès, la communication et la sécurité, a déclaré Tracy Cheetham, responsable de la planification de la construction de l’observatoire sud-africain de radioastronomie.
 
Les deux consortiums d'ingénierie chargés de concevoir toutes les infrastructures essentielles pour les sites Square Kilometer Array en Australie et en Afrique du Sud ont annoncé l'achèvement de leurs travaux, le mois dernier (25 février).
 
Tracy Cheetham a déclaré qu'il y aurait des opportunités pour les secteurs de l'ingénierie et de la construction en Afrique du Sud pendant la phase de construction du projet.
 
Carolina Ödman-Govender, professeure agrégée d'astronomie et de physique à l'université du Cap-Occidental, en Afrique du Sud, a confié à SciDev.Net qu'il ne faisait aucun doute que le Square Kilometre Array aurait un impact important sur l'éducation et l'économie en Afrique sub-saharienne.
 
« Les jeunes scientifiques en formation auront désormais accès aux données du meilleur radiotélescope du monde et seront à l'avant-garde du développement de nouvelles stratégies big data qui pénètreront rapidement dans le secteur des entreprises », a-t-elle déclaré.
 
Alors que scientifiques et ingénieurs s'emploient à développer l'excellence africaine, les décideurs doivent prévoir et saisir les opportunités découlant de cet effort et les saisir, a expliqué Carolina Ödman-Govender.
 
Cette dernière espère que l'Afrique ouvrira la voie au cours des cinq prochaines années, en matière de nouvelles technologies et apportera des talents inexploités sur la scène mondiale.
 
Toutefois, pour que cela se concrétise, la coopération internationale doit se poursuivre dans un climat actuel de nationalisme croissant, de protectionnisme et de réduction des budgets.
 
« Des générations de doctorants, de maîtres et de finissants obtiendront leur diplôme de nos institutions et s'imposeront comme une force sur laquelle il faudra compter et façonneront un nouveau visage plus diversifié de la science », a-t-elle déclaré à SciDev.Net.
 
Mais selon Minoson Rakotomalala, professeur titulaire de physique à la Faculté des sciences de l'université d'Antananarivo, à Madagascar, bien que l'on espère que les ingénieurs africains profiteront des opportunités offertes par le projet de télescope, le gros problème est que la plupart des pays africains tels que Madagascar ne sont pas encore prêts à installer les technologies nécessaires à la mise en œuvre du projet.
 
« La volonté est là, mais on est encore loin de faire du projet SKA une priorité des gouvernements », a expliqué Minoson Rakotomalala. Il existe de nombreuses priorités concurrentes et je ne peux rien reprocher aux gouvernements [africains] », a-t-il ajouté.