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[NAIROBI] Selon des chercheurs, des interventions telles que des semences indemnes de maladies et l'hygiène sur le terrain ont permis de réduire de nouveaux cas de nécrose létale du maïs en Afrique subsaharienne.
 
Selon le Centre international d'amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), la nécrose létale du maïs, une maladie causée par un ensemble de virus, entraîne des pertes de rendement pouvant atteindre 100%, avec un impact dévastateur sur la sécurité alimentaire et les revenus des petits exploitants en Afrique subsaharienne.
 
"Nous avons constaté une nette réduction de la gravité [de la maladie] dans plusieurs pays d'Afrique orientale", a déclaré Boddupalli Prasanna, directeur du programme mondial pour le maïs, au CIMMYT, lors d'une réunion, les 18 et 19 novembre, au Kenya, pour examiner les progrès accomplis dans la lutte contre la maladie. "Cette maladie a été une grande menace pour la production agricole en Afrique de l'Est au cours des six dernières années."
 
Par exemple, les nouveaux cas de la maladie au Kenya, au Rwanda et en Tanzanie sont passés de 65%, 35% et 43% à environ 29%, 25% et 11% respectivement, de 2015 à 2018. 

“Nous avons constaté une nette réduction de la gravité [de la maladie] dans un certain nombre de pays d'Afrique orientale.”

Boddupalli Prasanna, CIMMYT 

Selon Boddupalli Prasanna, des interventions telles que la destruction de plantes infectées et la lutte contre les insectes vecteurs au Rwanda ont contribué à améliorer la lutte contre la maladie.
 
Fidele Nizeyimana, pathologiste du maïs au Rwanda Agriculture Board, a ajouté qu'un programme de sensibilisation avait facilité les progrès du pays dans la réduction des nouveaux cas de la maladie.
 
La réunion d'examen a rassemblé des chercheurs, des entreprises de semences commerciales et des décideurs de pays tels que l'Éthiopie, le Kenya, le Malawi, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, pour discuter des enseignements tirés et des expériences de gestion de la maladie en Afrique subsaharienne.
 
Francis Mwatuni, responsable du projet de diagnostic de la maladie chez CIMMYT, a ajouté que des interventions telles que les variétés de maïs résistant aux maladies, ont permis de réduire la menace de propagation en Afrique orientale et australe.
 
Selon Johnny Masangwa, phytopathologiste au ministère de l’agriculture, de l’irrigation et du développement de l’eau du Malawi, le système de surveillance a montré que ce pays avait été exempt de nécrose létale du maïs au cours des trois dernières années.
 
Boddupalli Prasanna a averti que l’Afrique de l’Est n’est pas encore indemne de la maladie, car de nouveaux cas ont été signalés en Ouganda.
 
Il a expliqué aux participants que les nouveaux cas signalés dans l'est de l'Ouganda devraient être analysés et gérés rapidement, car ils pourraient entraîner une recrudescence de la maladie dans les zones limitrophes de l'ouest du Kenya.
 
Isaac Macharia, chercheur principal au service de l'inspection de la santé des plantes du Kenya, a félicité les sociétés de semences commerciales de la région pour avoir veillé à ce que les agriculteurs obtiennent des semences exemptes de maladies.
 
Isaac Macharia a déclaré que plus de 12 variétés de maïs résistant à la maladie avaient été commercialisées et seraient prêtes à être commercialisées au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, l'année prochaine.
 
"Ce que nous voulons, c'est faire en sorte que ces produits soient facilement disponibles et accessibles, en particulier pour les petits exploitants", a-t-il déclaré, avant de conclure :
 
"Nous voulons nous assurer que nous contrôlons pleinement la maladie."