Développement durable : comment ne pas progresser
La création d'un nouveau groupe d'experts intergouvernemental ne répresente pas le meilleur moyen de relever les défis multiformes soulevés par la question du développement durable.

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La création d'un nouveau groupe d'experts intergouvernemental ne répresente pas le meilleur moyen de relever les défis multiformes soulevés par la question du développement durable.
Un an après la révolution égyptienne, si l'enthousiasme et l'optimisme pour la science sont au rendez-vous, il reste encore à les concrétiser en un système entièrement fonctionnel.
Un rapport ougandais affirme que l'intérêt des décideurs pour la science et la technologie s'accroît ; pourtant, ils ont besoin de soutien pour transformer cet intérêt en action.
La conférence Rio+20 prévue l'an prochain doit placer l'innovation fondée sur la science au cœur des programmes de développement. Mais la vraie bataille sera d'ordre politique.
En Ouganda, l'Initiative du Millénaire pour la Science a permis le lancement de projets d'une diversité remarquable. Le gouvernement a tort d'y mettre un terme.
Les récentes émeutes au Royaume-Uni ont révélé les aspects négatifs des médias sociaux. Gardons nous pourtant de trop restreindre leur utilisation.
Si les ministres de la science ne sont pas engagés, de précieuses opportunités de développement seront manquées.
Les tentatives des gouvernements de contrôler la communication scientifique sont en contradiction avec les exigences du public pour plus de transparence ; les journalistes doivent résister à cette tendance.
Les pays africains disposent maintenant d'une vision d'ensemble sur leurs investissements dans la science ; il leur faudra s'en servir pour améliorer leurs politiques et s'attaquer aux priorités de développement.
Un rapport de l'OCDE énonce les bonnes pratiques pour mener une collaboration internationale efficace dans le domaine de la recherche - même si le succès n'est jamais garanti.
La biosécurité est toute aussi importante que la nécessité de garantir que les populations pauvres des zones rurales profitent des cultures GM et que les décisions soient fondées sur des bases scientifiques solides.
Si la science ne peut résoudre les conflits politiques, la coopération scientifique peut jouer un rôle clé dans la maximisation des opportunités post-conflit.
Le mécontentement source des récentes manifestations en Egypte est porteur de leçons sur la gestion de la science et journalisme dans le monde arabe.
Si le sommet de Nagoya sur la biodiversité du mois dernier a débouché sur des accords importants, le défi consiste désormais à assurer leur mise en œuvre intégrale.
Les pays en développement doivent engager une réflexion commune pour promouvoir la croissance, les bailleurs de fonds doivent élaborer des stratégies pour soutenir cette approche.
Pour gagner la confiance du public dans un monde plus connecté, les académies de sciences doivent se montrer plus ouvertes sur leur fonctionnement.
Le Brésil devra faire preuve d'un engagement à soutenir la science qui soit durable dans le temps, et non limité au mandat d'un gouvernement donné.
Harmoniser les financements accordés à la 'recherche scientifique au service du développement' en renforcerait l'efficacité, et profiterait à la fois aux bailleurs de fonds et aux bénéficiaires.
Les journalistes et les scientifiques doivent se méfier des décideurs politiques qui font une lecture personnelle de la science pour légitimer leurs décisions.
L'utilisation de la science à des fins diplomatiques présente de nombreux avantages évidents. Mais il y a des limites à ce qu'elle peut accomplir.