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Nouvelles technologies

Introduction

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Encore récemment, les pays en développement n’avaient, aux yeux du monde,  pas accès aux technologies modernes. Aujourd’hui,  les nouveaux phénomènes issus de la généralisation de la mondialisation, comme la rapidité des moyens de communications, l’influence des marchés et la réduction des barrières à l’importation  mettent à la disposition de tous les nouvelles technologies.

Cependant, tout n’est pas aussi rose. Outre qu’un fossé technologique sépare toujours les pays riches des pays pauvres, un fossé demeure dans la capacité d’absorption, selon les pays, des nouvelles technologies. Et au sein même des pays, l’appropriation, le contrôle et l’utilisation de ces technologies sont concentrés entre les mains des riches.

Peu de gens  nieront que les nouvelles technologies bouleversent les perspectives économiques et sociales à travers le monde. Selon un rapport 2008 de la Banque mondiale, la proportion de la population vivant dans une pauvreté absolue  a baissé de manière significative, passant de 29% en 1990 à 18% en 2004, et notamment grâce à ces technologies [1]. 

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont eu l’impact le plus significatif grâce aux ordinateurs, aux téléphones mobiles et aux communications satellitaires qui sont au cœur de la société de l’information.

Des écarts d’accès subsistent pour des raisons à la fois économiques et infrastructurelles. Ainsi, la faible pénétration d’Internet en Afrique s’explique par la dépendance de ce continent à l’égard des connexions lentes, coûteuses et souvent peu fiables alimentées par des câbles en cuivre et non des câbles à haut débit en fibre optique.

Mais la rapide expansion de la téléphonie mobile a démontré qu’avec une planification et des investissements adéquats, les pays en développement sont en mesure d’en tirer profit  en passant outre certaines étapes du processus de développement. Le succès de la téléphonie mobile a été facilité par l’utilisation des satellites de télécommunication,  permettant ainsi à ces pays de faire l’économie d’investissements dans de coûteuses lignes terrestres.

En effet, les satellites bouleversent les perspectives économiques et sociales des pays en développement à plusieurs égards. Ainsi, la radiodiffusion par satellite peut être utilisée dans le cadre du télé-enseignement dans les communautés éloignées. De même, les agriculteurs utilisent la technologie satellitaire pour s’informer sur les conditions météorologiques et comparer les prix proposés pour leurs produits sur les différents marchés du pays. Le satellite a acquis une telle importance qu’aujourd’hui plusieurs pays en développement financent, lancent et exploitent leurs propres satellites.

Les nanotechnologies trouvent rapidement des applications à travers le monde. Leurs applications potentielles vont du traitement de l’eau à la fabrication de médicaments moins chers et plus efficaces.

Comme toute technologie nouvelle, celle-ci présente des risques éventuels, d’autant plus que les effets à long terme de l’exposition des êtres humains aux ‘nanoparticules’ ne sont pas connus. Aucune technologie nouvelle ne devrait se voir attribuer un blanc-seing. Les Etats doivent proposer un débat public éclairé afin d’éviter les erreurs du passé, à l’instar de ce qui s’est passé avec certaines techniques de pointe,  comme les pesticides chimiques,  testés sans étude préalable et minutieuse sur leurs effets secondaires. De même, la technologie nucléaire est un grand sujet de controverse. Cependant, malgré les immenses défis lancés par les questions relatives au maintien de la sécurité de cette technologie et au traitement des déchets nucléaires,  elle présente une formidable capacité à relever le défi du changement climatique.

Pour toutes ces technologies, les pays en développement font face à un double défi. Le premier  est l’élaboration de mécanismes permettant le développement et la vulgarisation de ces technologies.

Le second est la capacité à utiliser ces technologies de manière créative, afin qu’elles profitent aux pauvres. Compte tenu de la faiblesse du pouvoir d’achat des couches les plus défavorisées de la société, les gouvernements et les organismes d’aide ont encore un rôle clé à jouer pour s’assurer que tout le potentiel des nouvelles technologies en matière de réduction de la pauvreté soit exploité.

Ce portail a pour but d’informer les décideurs – et le grand public auquel ils rendent compte en dernier ressort –  des promesses et des risques que comportent les nouvelles technologies, mais également des moyens de combler ce fossé technologique qui divise le monde et de le transformer en un lointain souvenir.

Le bien-fondé de ce portail d’information dépend entièrement de son utilité pour nos lecteurs. Par conséquent, toutes les suggestions pour l’amélioration de son contenu sont les bienvenues.

Référence :

World Bank, Global Economic Prospects 2008: Technology Diffusion in the Developing World (2008)

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