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Antimalarial plants 'in danger of extinction'

Ochieng' Ogodo

21 April 2011 | EN | FR

Herbalist selling medicinal plants in Tanzania

Traditional healers use more than a thousand plant species to treat malaria symptoms

Flickr/World Agroforestry Centre

[NAIROBI] D'après des scientifiques africains, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour prévenir l'extinction des arbres et des arbustes ayant des vertus antipaludiques, qui pourraient orienter la découverte d'une nouvelle génération de médicaments antipaludiques et salvateurs.

Selon les résultats d'une recherche publiés aujourd'hui (21 avril) dans un ouvrage, à Nairobi, au Kenya, plusieurs plantes utilisées dans la médecine traditionnelle pour prévenir ou pour soigner le paludisme, sont menacées par la déforestation et la surexploitation pour usage médicinal.

Cet ouvrage, intitulé Common Antimalarial Trees and Shrubs of East Africa, écrit par des chercheurs du Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF) et du Kenya Medical Research Institute (KEMRI), résume les recherches réalisées par les laboratoires africains ainsi que les données ayant été récoltées sur le terrain auprès de guérisseurs traditionnels et de patients affectés par le paludisme dans plus de 30 communautés rurales d'Afrique de l'Est.

Les auteurs ont indiqué que plus d'un millier d'espèces de plantes sont utilisées par les guérisseurs traditionnels pour soigner les symptômes du paludisme. Ils se sont concentrés sur 22 d'entre elles pour lesquelles les vertus médicinales ont également été prouvées scientifiquement, justifiant que des recherches supplémentaires soient réalisées.

Certaines des espèces ayant été identifiées comme étant menacées incluent les arbres crocodile, les Zanthoxylum chalybeum, et les oliviers sauvages africains, les Olea europaea Africana.

L'ICRAF cherche déjà à préserver certaines espèces menacées : il conserve près de 200 espèces africaines, parmi lesquelles une trentaine est connue pour avoir des vertus antipaludiques, dans sa banque de gènes et dans les pépinières à Nairobi.

L'un des auteurs de l'ouvrage, Geoffrey Rukunga, Directeur du Centre for Traditional Medicine and Drug Research du KEMRI, a déclaré que les agriculteurs pourraient aider à conserver ces plantations si les gouvernements les encourageaient à l'aide de mesures d'incitation financière. "Concrètement, il s'agira de déplacer [les espèces menacées] qui sont à l'état sauvage, dans les exploitations".

Il a ajouté qu'une forte diffusion des informations sur l'importance de ces espèces est fondamentale si le danger d'extinction devait être contenu.

La quinine et l'artéminisine, qui permettent actuellement de soigner le paludisme, sont également fondés sur des ingrédients issus de plantes, mais le parasite du paludisme a commencé à développer une résistance à ces traitements. D'après les chercheurs, des recherches supplémentaires sur ces plantes, qui sont utilisées par les guérisseurs traditionnels d'Afrique de l'Est, pourraient aboutir à la "nouvelle artémisinine".

Ils ont également préconisé que des recherches supplémentaires soient menées pour comprendre comment les guérisseurs traditionnels associent les différentes plantes pour optimiser leur efficacité, afin que les entreprises pharmaceutiques puissent concevoir de nouveaux traitements basés sur ces savoirs.

G. Rukunga a indiqué que les recherches réalisées sur ces plantes devraient également s'intéresser à la possibilité qu'elles soignent d'autres maladies telles que la tuberculose.

Elizabeth Juma, Directrice du Département de contrôle du paludisme au ministère de la Santé du Kenya, a déclaré : "La plupart des composants utilisés pour soigner le [paludisme] venaient des plantes ou étaient à base de plantes ; étant donné que notre répertoire diminue, il est encore plus important de découvrir de nouveaux composants. Il est fort probable qu'ils seront issus des plantes".

Tony Simons, Directeur-Général adjoint de l'ICRAF, a déclaré que 80 pour cent de la population africaine a recours à la médecine traditionnelle qui associe différentes plantes.

"L'intérêt que nous portons [à ces espèces et aux médicaments qui en découlent] concerne la préservation, la recherche, la sécurité, l'efficacité, la production ainsi que l'utilisation et le faible coût", a-t-il déclaré.

Lien vers l'ouvrage (en anglais)

Lien vers la page spéciale de SciDev.Net 'Intégrer médecine moderne et traditionnelle' (en anglais)

Comments (3)

amkoka ( Malawi )

21 April 2011

Good initiative scientifically from the African persepective.

Dad ( Oman )

26 April 2011

This is of academic interest only . Since 22 out of 1000 plants used by traditional healers, say in east Africa, then fear of some being extinct, is not a big issue. We think GM mosquitoes, released in the wild recently if proved successful, is break through in malaria control & eventual eradication - Dr Eltayeb-Sudan

LalithKuruppu ( Sri Lanka )

26 April 2011

Certainly many people in developing countries still seek herbal medicines and other forms of traditional healing techniques for various ailments. Some people go for both "western" and traditional practices for many illnesses including mental ailments. Hence it is worthwhile exploring the scientific basis of these remedies.

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