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Quand les Africains ne veulent plus de la peau noire
  • Dossier: La dépigmentation de la peau
  • Quand les Africains ne veulent plus de la peau noire

Crédit image: SciDev.Net

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A la fin du mois d’avril dernier, le gouvernement ivoirien a interdit la commercialisation des produits cosmétiques contenant une dose de mercure, d’hydroquinone, de vitamine A ou de corticoïde au-delà de 2%.

Ces produits ont la réputation d’être utilisés pour la dépigmentation de la peau, une habitude qui s’est peu à peu enracinée sur le continent africain.

Pourtant, jusque-là, rares sont les pays où le gouvernement a officiellement pris position sur ce phénomène.

Peut-être parce que les études précises pour quantifier le fléau, déterminer son niveau de prévalence et situer son impact sur la société sont tout aussi rares.

Peut-être aussi parce que les normes en matière de produits cosmétiques pour la peau noire ne sont pas toujours disponibles ; ces produits étant essentiellement fabriqués en occident.

Si bien qu’un peu partout, c’est la société civile qui, seule, tire la sonnette d’alarme sur les dangers de l’utilisation croissante de ces produits et sur les risques que leurs utilisateurs encourent.

Même si elle n’a pas souvent réussi, hélas, à amener les autorités à prendre des mesures fortes pour contenir le mal.

Dans un tel contexte, la décision du gouvernement ivoirien apparaît comme un début de prise de conscience des pouvoirs publics face à un problème qui n’échappe plus à personne.

Au-delà des conséquences de cette pratique sur la santé, ce début de réaction des autorités justifie le dossier que SciDev.net consacre aujourd’hui à ce phénomène qu’il faut éradiquer. Et vite !
Les ravages de la dépigmentation de la peau en Afrique