Rapprocher la science et le développement

  • L'Afrique 'doit adopter l'information géospatiale'

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[ADDIS ABEBA] Il a été annoncé, lors d'une rencontre entre les scientifiques et les législateurs, que les gouvernements africains pourraient devenir plus sensibles aux besoins réels de leur population en exploitant la richesse des informations géospatiales disponibles.

C'est l'une des recommandations ayant été mises en avant lors d'une rencontre du sous-comité chargé des informations géographiques en marge de la Seconde session du Comité de l'information, de la science et de la technologie pour le développement (CODIST-II), qui a eu lieu au début du mois (2–5 mai) en Éthiopie.

Wilbur Ottichilo, un parlementaire kenyan, a déclaré à SciDev.Net : "Étant donné que 80 pour cent des processus de planification et de prise de décision, dans les secteurs privés et publics, ont recours aux données géospatiales, les gouvernements des pays en développement doivent admettre et reconnaître l'importance des SIG [Systèmes d'information géographique]".

Un exemple de réussite a été exposé lors de la rencontre. Il s'agissait du travail réalisé par le Centre régional de cartographie des ressources pour le développement (RCMRD), situé à Nairobi, au Kenya, et créé en 1975 par la Commission économique pour l'Afrique, qui fournit des services de conseils et de renforcement des compétences sur les SIG, notamment sur les enquêtes pouvant être réalisées, la cartographie et la télédétection.

Au cours des sept dernières années, le RCMRD a collaboré avec l'Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace des États-Unis (NASA), pour élaborer un système satellitaire d'alerte précoce pour les catastrophes, SERVIR-Africa.

W. Ottichilo, ancien Directeur-Général du RCMRD, utilise les SIG pour déterminer les zones de sa circonscription, Emuhaya, qui manquent d'infrastructures où qui ont de mauvaises récoltes. L'ensemble de la circonscription est cartographié grâce au Constituency Development Information System (CDIS).

Le but du CDIS est de créer un système 'intelligent' qui analyse, stocke et affiche les données géographiques pour aider à améliorer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté grâce à la planification et à la gestion. Par exemple, il permet de surveiller en ligne l'évolution des récoltes en observant les images satellite de la végétation dans la zone concernée.

L'Afrique est, toutefois, peu cartographiée car la plupart des données ne sont pas fiables ou conservées pour un usage commercial, selon Derek Clarke, Directeur en chef de l'organisation sud-africaine de cartographie National Geo-spatial Information.

D'après lui, le défaut d'une approche méthodologique concernant la récolte et la conservation des données géospatiales en est peut-être la cause. C'est également un indice clair du fait que les organisations nationales de cartographie du continent ont peu de ressources.

Il a ajouté que les technologies de SIG qui sont développées, doivent être financièrement accessibles et adaptées au contexte Africain.

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