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  • Le réchauffement plus sensible à partir de 2010, selon des chercheurs

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[COPENHAGUE] Des scientifiques ont prévenu qu'une autre forte augmentation de la température s'annonce, suite à la décennie la plus chaude depuis le début de l'enregistrement de températures,

Le Bureau météorologique ('Met Office') du Hadley Centre au Royaume-Uni a publié la semaine dernière (11 décembre) à Copenhague son dernier rapport sur les tendances du réchauffement de la planète, lors de la Conférence des nations unies sur les changements climatiques.

Pour Vicky Pope, directrice de la division des conseils sur les changements climatiques du centre, pour la période postérieure à 2009, une année sur deux au moins pourrait être plus chaude que 1998 - l'année la plus chaude à ce jour. L'année 2009 devrait être la cinquième plus chaude de ces 160 dernières années.

La Terre s'est réchauffée d'environ 0,15 degré Celsius tous les dix ans depuis le milieu des années 1970 et toutes les années depuis 2001 figurent dans le top 11 des années les plus chaudes jamais enregistrées, selon les chiffres.

Ce phénomène se produit malgré un ralentissement relatif du rythme de réchauffement de la planète au cours de l'actuelle décennie, en raison des variations naturelles des courants océaniques et de l'activité du soleil. Or ces variations sont désormais susceptibles de prendre fin, entraînant ainsi une hausse brutale des températures à partir de 2010, selon le Hadley Centre.

Un consortium d'instituts britanniques de recherches sur le climat, dirigé par le Centre, analyse actuellement les impacts du réchauffement climatique, en fonction de la présence ou non de mesures d'atténuation.

Le rapport réaffirme une prédiction faite en septembre dernier : si les émissions continuent d'augmenter au même rythme, les températures pourraient augmenter de plus de deux degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels d'ici 2035 - 2055, et la hausse atteindrait quatre degrés Celsius dès 2060.

Pour Pope, une telle augmentation aurait des conséquences majeures comme une réduction des rendements des principales cultures céréalières, des incendies de forêts, des périodes de sécheresse, une fonte des glaciers et des risques d'inondation.

Ces données suggèrent pourtant qu'il existe au moins 50 pour cent de chances de limiter le réchauffement planétaire à deux degrés Celsius ou moins au cours de ce siècle. Pour cela, il serait nécessaire de stopper la progression des émissions dès 2016, et les réduire ensuite de cinq pour cent chaque année d'ici 2100.

En réduisant les émissions tôt, il serait possible d'épargner au moins 60 pour cent des terres qui, autrement, deviendront inappropriées pour les cultures d'ici 2080 - et de réduire le nombre de personnes affectées par des pénuries d'eau ou exposées aux risques d'inondation consécutif à l'élévation du niveau des mers.

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