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  • Les antipaludéens de mauvaise qualité 'répandus' dans certains pays africains

Selon la dernire enqute de lOMS sur les antipaludens, publie aujourdhui (25 fvrier), prs dun tiers des mdicaments antipaludiques disponibles au Cameroun, en thiopie, au Ghana, au Kenya, au Nigria et en Tanzanie sont de mauvaise qualit et possiblement contrefaits.

Daprs cette enqute, un chantillon sur dix prsente des diffrences extrmes au niveau des ingrdients actifs et dautres normes, qui pourraient mettre des vies en danger.

La plus grande incidence de problmes a t identifie au Nigria, ou deux-tiers de lensemble des chantillons ont chou aux tests de qualit raliss par lOMS.

Cela signifie quau Nigria, un patient a plus de risques dtre trait avec un mdicament de mauvaise qualit quil na de chances de se voir administrer un mdicament qui respectera les critres de qualit, a dclar Lembit Rgo, coordinateur de lOMS pour lassurance de la qualit et la scurit des mdicaments.

Les rsultats obtenus au Ghana et au Cameroun, avec des taux dchec respectifs de 39 pour cent et de 37 pour cent, ne sont gure plus satisfaisants.

Lthiopie, le Kenya et la Tanzanie ont obtenu de meilleurs rsultats, avec des taux dchec infrieurs 11 pour cent. Dans ces pays, lOMS examine la qualit des antipaludens devant tre raisonnablement contrls. En thiopie, aucun chantillon na chou, en partie grce au rgime rglementaire strict qui y est en place.

Le taux dchec du Kenya, qui est de cinq pour cent, sest nettement amlior depuis les prcdentes tudes ralises en 2003 o le taux dchec pour certains chantillons a pu atteindre 54 pour cent.

Les rsultats obtenus dans les pays qui produisent localement les antipaludens, ont t un peu plus mauvais.

Il semble que les lgislateurs sintressent davantage la qualit des importations, a dclar Jitko Sabatova, cadre technique responsable de la qualification pralable des laboratoires de contrle de la qualit, lOMS.

Il a indiqu SciDev.Net que les pays affichant les plus petits nombres de fournisseurs de ce march, tendaient voir des taux dchec infrieurs.

Bien que cette tude nexamine pas les implications sanitaires des mdicaments ayant chou, et que lOMS nait pas distingu les mdicaments contrefaits de ceux de mauvaise qualit, lorganisation a prcis que ces rsultats ne devaient pas tre considrs comme catastrophiques en termes de sant.

Elle a toutefois point des faiblesses importantes au niveau de la rglementation et du contrle de qualit dans les pays.

L. Rgo a dailleurs dclar que les fonds internationaux apportant des financements pour une large proportion dantipaludens sur le continent, exacerbaient la situation. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, comme dautres uvres de charit, ont t [jusqu rcemment] guids par le prix, ce qui cote le moins tant ncessairement mieux .

Toutefois, ils ont dsormais une politique dassurance de la qualit mieux dfinie, a-t-il dclar.

Elodie Jambert, coordinatrice pharmaceutique pour luvre caritative mdicale internationale de la Campagne pour laccs aux mdicaments essentiels de Mdecins Sans Frontires, Genve, a dclar SciDev.Net: Plusieurs bailleurs de fonds et pays ayant des NMRA [autorits nationales de rglementation des mdicaments] faibles dlguent la fonction dassurance de la qualit des agences mandates.

Il est probable que les agences mandates disposent des connaissances techniques ncessaires pour valuer la qualit des mdicaments mais elles subissent souvent la pression du march qui souhaite acheter des mdicaments au prix le plus bas possible, et leurs intrts commerciaux risquent dentrer en conflit avec la politique dassurance de la qualit.

Elle a ajout: LOMS doit aider renforcer les autorits nationales de rglementation des mdicaments.

Lien vers le rapport complet Assessment of medicines regulatory systems in Sub-Saharan African countries (en anglais)

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