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L’épidémie d’Ebola est terminée au Libéria
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Crédit image: Flickr/EU Humanitarian Aid and Civil Protection

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  • Depuis plus de 42 jours, aucun nouveau cas de contamination n’a été enregistré

  • La vigilance reste de mise aux frontières pour éviter que le virus ne revienne

  • Au total, le Liberia aura enregistré 10 564 cas pour 4 716 décès.

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Dans un communiqué de presse rendu public le samedi, 9 mai 2015, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare que l’épidémie de la maladie à virus Ebola est officiellement terminée au Libéria.

Le communiqué indique en effet que quarante-deux jours se sont écoulés depuis que la dernière victime de l’épidémie a été enterrée et qu’aucun autre cas de contamination n’a été enregistré depuis.

Si bien que durant tout le mois d’avril dernier, les cinq laboratoires du pays dédiés à Ebola ont effectué des tests sur environ 300 échantillons et les résultats se sont révélés tous négatifs.

Il y a la nécessité d'améliorer la surveillance transfrontalière pour empêcher Ebola de revenir sur le territoire libérien.

Mariateresa Cacciapuoti, Chef de mission de MSF à Monrovia, Libéria.

"L’interruption de la transmission est un succès monumental pour un pays qui a enregistré le plus grand nombre de décès dans la plus grande, la plus large et la plus complexe épidémie d’Ebola jamais connue depuis son apparition en 1976. Au plus fort de la transmission aux mois d’août et septembre 2014, le pays enregistrait entre 300 et 400 nouveaux cas chaque semaine", indique le communiqué.

Pour l’OMS, trois principaux facteurs ont permis au Libéria de venir à bout de cette épidémie : à commencer par le leadership du chef de l’Etat Ellen Johnson Sirleaf qui a considéré la maladie comme une menace à l’économie et au tissu social du pays.

"Ses décisions rapides et parfois difficiles, ses fréquentes communications publiques, et sa présence sur les sites de l’épidémie étaient l'expression de ce leadership", souligne l’OMS.

Il y a aussi le fait que le personnel sanitaire et ses partenaires ont très vite compris l’importance de l’engagement des communautés dans la lutte.

"Les équipes ont travaillé dur pour gagner la confiance des chefs de villages, des leaders religieux, des associations de femmes, et des groupes de jeunes", révèle le communiqué.

Enfin, une solide coordination des réponses nationales et internationales a été essentielle pour ce succès.

"L’aide internationale a été lente au départ, mais abondante lorsqu’elle est arrivée. Des innovations telles que le Comité consultatif présidentiel sur le virus Ebola et l'introduction d'un système de gestion des incidents ont contribué à s’assurer que les ressources et les compétences ont été placées là où l’on en avait besoin", dit le communiqué.

Première organisation à avoir signalé l’épidémie à la mi-mars 2014 sans malheureusement être prise au sérieux, Médecins Sans Frontières (MSF) pour sa part, se montre un peu plus tempérée et appelle à la vigilance.

Dans un communiqué publié également le 9 mai par l’organisation, Mariateresa Cacciapuoti, Chef de mission de MSF à Monrovia (Libéria), déclare que "n’avoir aucun nouveau malade d'Ebola pendant 42 jours est un véritable tournant pour le Liberia. Mais nous ne pouvons pas nous relâcher tant que les trois pays n’ont pas atteint 42 jours sans aucun nouveau cas".

"Le gouvernement et la population ont travaillé dur à nos côtés pour parvenir à ce résultat, mais cette réussite pourrait être anéantie en un instant", indique l’intéressé en insistant sur "la nécessité d'améliorer la surveillance transfrontalière pour empêcher Ebola de revenir sur le territoire libérien".

Selon MSF, au moment où s’achève l’épidémie sur son territoire, le Libéria aura enregistré jusqu’à 10 564 cas d’Ebola (sur plus de 24 000 dans les trois pays concernés), dont 4 716 décès, dont 189 membres du personnel sanitaire.

L’épidémie d’Ebola prend fin au Libéria au moment où un vaccin très prometteur dénommé VSV-Zebov est en train d’être testé sur le terrain en Basse Guinée.


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