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Afrique du Sud: Des fonds pour la recherche sur les médicaments et les biotechnologies
  • Afrique du Sud: Des fonds pour la recherche sur les médicaments et les biotechnologies

Crédit image: Flickr/Gates Foundation

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  • Ils sont financés par la Fondation Gates et le gouvernement sud-africain

  • Ce financement pourrait stimuler la découverte de nouveaux médicaments et le développement des biotechnologies

  • D’après un expert, grâce à l’implication du gouvernement, on pourrait désormais avoir une recherche localement pertinente.

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[LE CAP] Au cours des cinq prochaines années, les scientifiques sud-africains vont bénéficier d’un financement de 370 millions de rands (environ 33,5 millions de dollars EU) grâce à des partenariats pour le développement de nouveaux médicaments, vaccins et d’autres biotechnologies de lutte contre le HIV/sida, le paludisme et la tuberculose.
 
Ces partenariats regroupent le Conseil sud-africain de la recherche médicale (MRC), l’Université de Cape Town (UCT), le gouvernement sud-africain et la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) – principal pourvoyeur de fonds de l’initiative.
 
Selon les partenaires, ces trois maladies contribuent au taux élevé de morbidité en Afrique, d’où la nécessité pour le continent d’élaborer des traitements pour les combattre.

“La décision du MRC de créer SHIP offre aux scientifiques sud-africains, une occasion exceptionnelle de maîtriser le processus de développement de nouvelles technologies pour améliorer la santé.”

Salim Abdool Karim, Conseil sud-africain de la recherche médicale (MRC)

Le 21 janvier, le MRC a annoncé à Cape Town que ces fonds seront consacrés à deux programmes, à savoir le renforcement de l’unité des Partenariats stratégiques d’innovation en santé du MRC (en anglais Strategic Health Innovation Partnerships-SHIP) et le financement du Centre de découverte et de développement des médicaments (en anglais Drug Discovery and Development Centre-H3-D) de l’UCT, pour développer de nouveaux traitements et biotechnologies de lutte contre ces maladies.

Pour Salim Abdool Karim, Président du MRC, « La décision du MRC de créer SHIP offre aux scientifiques sud-africains, une occasion exceptionnelle de maîtriser le processus de développement de nouvelles technologies pour améliorer la santé ».
 
Selon Trevor Mundel, Président du programme de santé mondiale de la BMGF, l’investissement dans ces partenariats peut permettre de relever les grands défis sanitaires au moyen de solutions novatrices.
 
Une déclaration conjointe des partenaires annonce que SHIP sera financé grâce aux contributions de la BMGF (11,3 millions de dollars EU), du Ministère sud-africain de la science et de la technologie (11,8 millions de dollars), et du Ministère sud-africain de la santé (5,4 millions de dollars EU) étalées sur une période de trois ans.
 
Dans le cadre de la deuxième initiative, le programme H3-D de l’UCT recevra 5 millions de dollars de la BMFG pendant les cinq prochaines années.
 
Thandabantu Nhlapo, recteur par intérim de l’UCT, affirme que son université est fière d’être associée à des partenariats conçus en Afrique et qui tentent de résoudre certains grands problèmes de santé auxquels le monde fait face.
 
Il précise qu’avec ce financement et ces partenariats, les chercheurs ont les moyens d’utiliser leurs compétences scientifiques pour commencer à résoudre les problèmes sanitaires locaux.
 
Kelly Chibale, fondateur et directeur de H3-D, affirme que ces fonds aideront aussi le centre à mettre à profit ses compétences pour le développement de nouveaux traitements contre la tuberculose et le paludisme.
 
Il ajoute que : « Le partenariat avec la BMGF est une initiative importante pour la poursuite du développement de H3-D étant donné que le programme cherche à combler l’écart entre les sciences fondamentales et l’évolution de la clinique afin d’élaborer des médicaments qui sauvent des vies tout en développant une masse critique de scientifiques africains qualifiés de la prochaine génération ».
 
Lynn Moris qui enseigne la recherche à l’Université du Witwatersrand en Afrique du Sud soutient quant à elle que le principal moyen d’attirer davantage l’appui des donateurs consiste à faire preuve de productivité et d’innovation.
 
 « Si les donateurs constatent un bon rapport entre les coûts et les résultats, ils vont continuer à investir », soutient-elle dans un entretien avec SciDev.Net, en soulignant qu’il est essentiel que le gouvernement sud-africain apporte par ailleurs les gages de son soutien pratique s’il veut que les travaux de recherche menés répondent aux besoins du pays.
 
Cet article est une production de la rédaction Afrique subsaharienne de SciDev.Net.
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