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13,5 millions d'euros pour renforcer la lutte contre le paludisme au Niger
  • 13,5 millions d'euros pour renforcer la lutte contre le paludisme au Niger

Lecture rapide

  • Le programme du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme comprend la distribution de moustiquaires et un meilleur traitement

  • Le paludisme est la principale cause de mortalité infantile au Niger

  • Mais le programme ne concerne que deux régions sur huit, ce que déplore une partie de la population

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[Niamey] Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, vient d’accorder une subvention de 13,5 millions d'euros (près de 9 milliards de Francs CFA) au Niger afin de lui permettre d’intensifier les efforts dans la lutte contre le paludisme.
 
Cette subvention servira à fournir des moustiquaires aux familles et permettra l’amélioration du diagnostic et le traitement du paludisme dans le pays.
 
Cet accord a été signé le 20 août dernier, à Genève, en Suisse. Le paludisme est la cause majeure du fort taux de mortalité infantile dans ce pays d’Afrique de l’ouest. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), 1 enfant nigérien sur 8 meurt avant l’âge de 5 ans.
 
« De mai à novembre,  le paludisme devient une maladie très inquiétante au Niger. 70% des consultations sont dues à cette maladie en période d’hivernage. On constante un grand nombre de victimes chez les enfants », a confié à SciDev.Net le responsable du district sanitaire de la commune urbaine d’Ingal, dans la région d’Agadez, Zakou Amadou.
 
Pour M. Zakou, la contribution financière du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme vient comme une bouffée d’oxygène.
 
Le responsable de la région Afrique du Fonds mondial, Lelio Marmora, a de son côté fait part de sa satisfaction au sujet de ce nouveau financement. 
 
La signature de cet accord fait suite à la restructuration du portefeuille de subventions après que des irrégularités financières ont été découvertes.
« Cette situation a conduit à une enquête menée par le Bureau de l'Inspecteur général. Ainsi des mesures d'atténuation des risques ont été mises en place », a expliqué Lelio Marmora. 
 
Ces mesures comprennent le recours à la mutualisation de l'approvisionnement pour tous les produits de santé de base et la nomination d'un agent financier international.
 
Les moustiquaires seront distribuées à la population dans 2 des 8 régions géographiques du pays, lors d’une campagne de distribution de masse.
Ceci devrait permettre de diminuer le taux de prévalence du paludisme dans les deux régions choisies.
 
Pour Mahamane Issouf, un habitant de Lazaret, quartier périphérique de Niamey, c’est une bonne nouvelle dans la lutte contre le paludisme au Niger. Il aurait cependant souhaité que l’ensemble des populations vulnérables du pays puissent bénéficier des moustiquaires. 

 « Les populations vulnérables se trouvent dans les 8 régions du Niger », a-t-il insisté.
 
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