Rapprocher la science et le développement

  • L'UE va aider les scientifiques du Sud à obtenir d'autres financements

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Les institutions de recherche d'Afrique sub-saharienne, des Caraïbes et du Pacifique ont trois mois pour faire des demandes de financements auprès d'un fonds de € 33 millions afin de renforcer leur capacité à concourir pour d'autres financements internationaux consacrés à la recherche.

Le programme de subvention, appelé Programme ACP - Sciences et Technologies, est financé par l'Union Européenne (UE) et coordonné par le secrétariat du groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Son appel de financement a été rendu public la semaine dernière (27 novembre).  

Les financements accordés ne seront pas consacrés à la recherche. Ils serviront, au contraire, au financement des projets susceptibles d'améliorer la capacité des chercheurs disposant de peu de ressources à obtenir un financement. Ainsi, il pourrait être utilisé pour financer des projets visant à créer des réseaux de recherche en collaboration, à former des scientifiques à mieux formuler leurs demandes de financements ou à promouvoir la révision par les pairs des articles scientifiques dans le but de s'assurer de leur bonne qualité.

Avec ce programme, un financement consacré à la science et la technologie a été dégagé du Fonds européen de Développement, pour la première fois. Ce Fonds, principal instrument de l'UE pour les initiatives en matière de développement, dispose d'un budget de € 22,7 milliards pour la période 2008-2013.

D'aucuns affirment qu'un tel financement répond à un besoin pressant en Afrique.

Pour Hakim Elwaer, directeur du département de la science et de la technologie de l'Union africaine, "les Etats africains n'ont pu accéder aux financements disponibles, à cause de leur manque de capacité".

Les projets financés pourront durer de un à trois ans, et pourront recevoir au maximum € 1 million. Sociétés privées, institutions de recherche individuelles, organisations non gouvernementales, structures publiques sont autant de candidats éligibles aux financements.

Les chercheurs devront toutefois réagir rapidement pour avoir des chances d'accéder aux financements, affirme Mario Catizzone, délégué scientifique de la Commission européenne auprès de l'Union africaine (AU). Ilconseille vivement aux parties intéressées de se comporter comme si le délai de recevabilité des demandes expirait demain et non dans trois mois.

Catizzone prévient que la complexité des informations demandées aux chercheurs, induits par les règles de financement compliquées de l'Union européenne, pourrait en décourager certains. Toutefois, affirme-t-il, l'UE et l'UA proposeront une assistance aux candidats.

Gambo Laraba Abdullahi, directeur général du Conseil national nigérian pour l'Incubation scientifique et technologique, déclare que son bureau soumettra une demande de financement. Elle ajoute que même si cette demande n'est pas retenue, la procédure en soi leur permettra d'acquérir un nouveau savoir-faire dans le domaine.

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