Rapprocher la science et le développement

  • Echange de savoir entre l'Afrique et le Brésil dans la culture du coton

Shares

[ABIDJAN] Des chercheurs agronomes brésiliens et africains sont à pied d'œuvre pour établir un nouveau partenariat de transfert des technologies agricoles en vue de soutenir la production du coton en Afrique.

Le partenariat entend renforcer la coopération scientifique entre les secteurs agricoles d'Afrique, du Brésil et d'autres pays d'Amérique latine.

Il a été officiellement conclu à Brasilia au Brésil le mois dernier (du 2 au 6 août), à l'occasion d'une réunion regroupant les chercheurs de l'Entreprise brésilienne de recherche en agronomie (Embrapa) et le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA).

Selon Ousmane N'doye, responsable du programme des cultures non vivrières au Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD), organisme membre du FARA, Embrapa participera à la formation des chercheurs et techniciens africains, ainsi qu'à l'échange de variétés de cultures.

N'Doye affirme qu'il s'agit de la première collaboration entre Embrapa et le CORAF, même si l'organisation a travaillé par le passé avec d'autres pays africains et le FARA.

La visite du CORAF/FARA au Brésil en août dernier fut l'occasion de s'imprégner de la recherche sur le coton à l'Institut du coton du Mato Grosso (IMAmt), et d'échanger avec les responsables de l'Agence brésilienne de coopération (Abc), préparant ainsi le terrain pour de futures collaborations, ajoute N'Doye.

C'est ainsi que les chercheurs ont identifié trois domaines de collaboration avec l'IMAmt : l'échange de matériel végétal avec le CORAF/WECARD ; l'appui à la formation des chercheurs et techniciens ; et le renforcement des capacités des chercheurs brésiliens pour les aider à améliorer leurs compétences d'adaptation à la sécheresse.

Pour Harold Roy-Macauley, directeur des programmes au CORAF/WECARD, le partenariat Afrique-Brésil permettra l'échange d'informations scientifiques et vise surtout à 'définir les objectifs et priorités d'une recherche commune'.

Selon lui, les chercheurs brésiliens pourront également profiter du savoir-faire de leurs confrères africains dans le domaine de l'adaptation à la sécheresse et aux changements climatiques.

Kouakou Yao, chercheur à l'Université d'Abobo Adjamé en Côte-d'Ivoire, s'est réjoui du partenariat, espérant qu'il représente un coup de pouce au développement agricole des pays africains.

'Le Brésil a globalement le même climat que l'Afrique sub-saharienne. Par conséquent, nous pouvons tirer véritablement avantage de l'expérience brésilienne', a-t-il expliqué à SciDev.Net.

Republier
Nous vous encourageons à reproduire cet article en ligne ou sur support papier. La reproduction est libre de droit, suivant les termes de notre licence Creative Commons. Nous vous prions cependant de suivre ces directives simples :
  1. Vous devez créditer nos auteurs.
  2. Vous devez créditer SciDev.Net — dans la mesure du possible, veuillez insérer notre logo, avec un rétrolien vers l’article originel.
  3. Vous pourriez aussi simplement publier les premières lignes de l’article et ajouter ensuite la mention: "Veuillez lire l’intégralité de l’article sur SciDev.Net", avec un lien vers l’article originel.
  4. Si vous souhaitez aussi reprendre les images publiées avec cet article, veuillez vérifier avec les détenteurs de droits d’auteur que vous êtes autorisés à les utiliser.
  5. Le moyen le plus facile de reproduire l’article sur votre site est d’intégrer le code ci-dessous. 
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre page media et nos conseils pour la reproduction.