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  • Les chercheurs nigérians disposeront d'un fonds industriel

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[CAPE TOWN] Les sociétés multinationales opérant au Nigeria devront contribuer aux efforts destinés à améliorer la recherche scientifique et technologique (S&T) lors du démarrage d'un nouveau projet.

Ce projet, intitulé "Given Back", sollicitera pour la première fois la contribution des entreprises à un fonds particulier destiné à la formation des chercheurs de haut niveau, et constitue la première étape vers la création d'un Fonds industriel de recherche pour le pays.

L'Office national pour l'acquisition et la promotion des technologies (NOTAP) du Nigeria, l'agence gouvernementale en charge du contrôle de l'acquisition des technologies, dirigera cette initiative.

Omar Bindir, le directeur général du NOTAP, a fait valoir que les sociétés opérant au Nigeria réalisent de gros bénéfices mais ne soutiennent pas les programmes de S&T locaux. Il ajoute qu'il est dommage que les multinationales fassent venir des experts de l'étranger au lieu de former ceux du pays.

Dans le cadre de la première phase du programme, les sociétés peuvent, sur la base du volontariat, verser un pourcentage de leurs bénéfices au fonds. Un projet de loi, qui doit etre voté par l'Assemblée nationale nigériane, fixera cependant le montant d'une contribution obligatoire

Une fois que ce projet de loi aura été adopté,  la somme du fonds temporaire permettra de constituer un seul fonds national de recherche pour le Nigeria.

"A l'avenir, les contributions au fonds seront obligatoires étant donné que toutes les sociétés verseront leurs frais de transfert de technologie [des frais payables par toute entreprise importatrice de technologie au Nigeria] directement dans ce fonds", at-il ajouté.

Bindir a laissé entendre que le fonds en question sera ouvert à tous les chercheurs nigérians dans le cadre d'une stratégie visant à constituer une masse critique d'experts de haut niveau pour le pays.

Le NOTAP et certaines universités du Nigeria ont commencé à rendre visite aux sièges des multinationales identifiées opérant au Nigeria et ayant accepté de se joindre à l'initiative, a confirmé Bindir.

Parmi les sociétés présentes au Nigeria qui ont approuvé l'initiative on peut citer Julius Berger, le géant des constructions, Nestlé Foods, la société laitière FrieslandCampina et Indorama, le fabricant de produits pétrochimiques, qui sont prêtes à soutenir les universitaires nigérians dans les domaines de l'ingénierie, des sciences alimentaires et de la technologie chimique, a-t-il poursuivi.

Bene Willie Abbey, la doyenne de l'école des études supérieures à l'Université de Port Harcourt, au Nigeria, a déclaré que ce programme était le bienvenu.

Pour elle, "le problème que nous avons dans les universities nigériannes n'est pas tant celui des cerveaux que des infrastructures. Pour cette raison, s'il y a une initiative qui permettra générer des infrastructures, elle aura notre soutien".

Clement Iloba, le directeur des affaires publiques de Julius Berger, a déclaré à SciDev.Net que cette société était prête à contribuer à l'amélioration de la qualité de l'éducation au Nigeria.

"L'initiative est bonne et nous n'y sommes pas opposés", a laissé entendre Iloba. "Nous engageons [déjà] des experts locaux pour atteindre nos objectifs dans le pays, a-t-il ajouté.

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