Rapprocher la science et le développement

  • L'Algérie est 'en voie' de lancer un second système satellitaire

L’Algérie s’apprête à lancer son deuxième système de satellite, Alsat-2, à la fin 2008, a révélé un dirigeant de l’agence spatiale cette semaine (30 octobre).

Le directeur général de l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL), Azzedine Oussedik, en a fait l’annonce lors d’un atelier international intitulé "Les changements climatiques et adaptation en Afrique : le rôle des technologies spatiales", tenu à Alger.

Alsat-2 transmettra des images de haute qualité qui s’avèreront utiles pour la cartographie, la foresterie, la gestion des ressources agricoles et des catastrophes naturelles, la localisation de gisements de minéraux et de pétrole, ainsi que pour surveiller les nuées de criquets.

Le programme Alsat-2 comprend l’installation d’une base à Arzew, dans l’ouest de l’Algérie, où les images seront analysées et d’où les satellites pourront être contrôlés.

"Le projet avance comme prévu," Oussedik a dit au Réseau Sciences et Développement (SciDev.Net).

Le système Alsat-2 consiste de deux satellites, Alsat-2A et Alsat-2B.

Trente chercheurs algériens formés l’année passée à Toulouse, en France, recevront l’aide d’une équipe française afin de lancer le satellite Alsat-2A à la fin 2008, selon Oussedik. Ils mettront en orbite le satellite Alsat-2B en 2009 sans assistance française.

Oussedik affirme que le coût total du projet pourrait atteindre US$ 16 à 17 millions.

Le premier satellite algérien, Alsat-2, fut lancé il y a cinq ans dans le but de surveiller les catastrophes naturelles.

Alsat-2 fait partie du programme spatial algérien de 2006-2020, avec un budget alloué d’environ US$ 1,3 milliard.

Ce programme vise "à maîtriser et à développer la technologie et les ressources humaines, et de mettre la science spatial au service du développement durable."

Une fois le lancement d’Alsat-2 complété, l’Algérie projette de lancer un satellite de télécommunication qui permettrait au pays d’être indépendant des services de télécommunications internationaux. Au total, dix satellites sont prévus dans le cadre du programme actuel.