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Se faire vacciner sans aiguille, c’est bientôt possible
  • Se faire vacciner sans aiguille, c’est bientôt possible

Crédit image: Flickr/DFID - UK Department for International Development

Lecture rapide

  • Le nouveau procédé a assuré une protection efficace des souris contre le cancer

  • L’injection se fait par laser, en faisant entrer dans le derme des préparations vaccinales ciblées

  • Les tests menés relèvent pour l’heure de l’étude fondamentale

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Des chercheurs de l’Institut National de Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), en France, ont mis au point un nouveau procédé de vaccination au laser et sans adjuvant.
 
Ils ont réussi à injecter à des souris de laboratoire une préparation vaccinale sans adjuvant, délivrée via des micropores formés dans leur peau. 
 
L’opération a permis d’arrêter la progression d'une tumeur dans le premier groupe de souris et protégé le second contre la maladie.
 
"Le derme de la peau contient un réseau très dense de cellules qui sont appelées cellules dendritiques et jouent le rôle de sentinelles du système immunitaire”, explique Bernard Malissen, coauteur de ces travaux, dans une interview à SciDev.Net.
 
"Nous avons identifié un type de cellule sentinelle cutanée très active et sommes capables - en faisant de petits trous dans la partie la plus superficielle de la peau, à l'aide d'un laser portable et ce de manière indolore, de faire rentrer dans le derme des préparations vaccinales ciblées vers ces cellules très actives et ainsi d'induire de très fortes réponses de défense immunitaire”, poursuit-il.
 
Selon Bernard Malissen, "ces travaux sont de nature fondamentale et réalisés chez la souris. Il est possible, dans le contexte d'un encadrement clinique, de les transférer vers l’homme."
 
Le principal avantage de ce nouveau procédé de vaccination est qu’il "permet d'induire des réponses vaccinales sans aiguille, c’est-à-dire de manière indolore, et sans adjuvant”, précise le chercheur.
 
Cette nouvelle technique laisse entrevoir de nouvelles alternatives aux vaccins classiques, dont la piqûre est souvent mal vécue, notamment par les enfants.
 
De plus, elle pourrait permettre de se passer des adjuvants, ces substances qui, administrées conjointement avec un antigène, stimulent le système immunitaire.
 
L’utilisation des adjuvants ne fait en effet pas l’unanimité dans les milieux médicaux: des spécialistes estiment qu'en cas de doses excessives ou trop fréquentes, ils provoquent des maladies ou réactions auto-immunes chez certains patients.
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