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La génétique au service de la lutte contre la mouche tsé-tsé
  • La génétique au service de la lutte contre la mouche tsé-tsé

Crédit image: Jorge Almeida/Flickr

Lecture rapide

  • Au Cameroun, quatre foyers de THA (Trypanosomiase Humaine Africaine) servent de cadre à une étude sur la génétique des populations de glossines

  • La technique vise à lâcher dans la nature des mâles stériles qui, à leur tour, rendent les femelles stériles, lors de l'accouplement

  • Les chercheurs espèrent ainsi éradiquer, à terme, les populations de glossines, en agissant sur cette incapacité à se reproduire.

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[Yaoundé] Des chercheurs camerounais explorent actuellement l'enjeu de la génétique des populations de glossines, dans la lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) au Cameroun.

L'étude, présentée à Yaoundé du 8 au 10 octobre dernier lors du colloque international sur la "lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine en Afrique Centrale", a pour cadre quatre foyers actifs de la Trypanosomiase Humaine Africaine. Il s'agit de Campo (Sud-ouest au bord de l'Atlantique), Bipindi (Sud), Fontem (Nord-ouest), et Bafia (Centre).
 
Les premiers résultats de l'étude menée par Trésor Melachio et Judith Labou, de l'université de Yaoundé 1, ont abouti à des "conclusions encourageantes."
 
Le vecteur de la trypanosomiase dans ces quatre foyers est la glossinapalpadis palpadis.
 
L'étude a mis en exergue l'homogénéité des populations de glossines dans ces quatre foyers. Elle a aussi révélé un grand isolement par la distance, en dépit du taux de migration élevé dans les quatre foyers.
 
"Ces informations sont à même de faciliter l'efficacité de la lutte anti-vectorielle, avec notamment la technique du lâchage des insectes stériles", soutient Trésor Melachio.
 
Cette technique consiste à lâcher dans la nature des mâles stériles. Ces derniers, lors de l'accouplement, rendent alors les femelles stériles. L'objectif à terme étant l'éradication de la glossine dans le foyer en question.
 
Une telle technique, d'après le chercheur, a été éprouvée avec succès à l'ile de Principe, ainsi qu'à Unguja, à Zanzibar.
 
Le souhait du chercheur est de poursuivre cette étude, dans d'autres foyers touchés par la THA, comme la région du Nord Cameroun, une région sahélienne qui a elle seule, concentre 70 % de l'élevage du pays, alors qu'elle regorge de moins d'eau et de pâturage.
 
Pour le moment, le Cameroun enregistre trois cas de THA pour 10.000 habitants, alors que l'objectif de l'OMS est d'un cas pour 10 000 habitants d'ici à 2020.
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