Rapprocher la science et le développement

  • Le budget 2009 de la Fondation Gates en hausse

Shares

Le philanthrope Bill Gates, dont la Fondation a perdu plus d’un cinquième de ses actifs avec la récession économique, annonce qu’il va augmenter de US$ 500 millions le budget de ses activités caritatives en 2009 par rapport à 2008.

L’ancien patron de Microsoft ou plus exactement la Fondation Bill et Melinda Gates a dépensé US$ 3,3 milliards l’an dernier, dont l’essentiel a été consacré à la recherche sur les principales maladies frappant le monde en développement. Gates a depuis peu annoncé que le budget de sa fondation s’élèvera à US$ 3,8 milliards en 2009.

Dans sa première lettre annuelle depuis sa prise de la présidence de la Fondation en juillet 2008, il écrit: ‘S’il est vrai que maintenir les dépenses à un tel niveau va réduire nos moyens plus rapidement, l’objectif de notre fondation est de réaliser des investissements dont les retours pour la société sont très élevés et non de dépenser le moins possible afin de faire durer ce fonds le plus longtemps possible’.

Il a lancé un appel en direction des autres bailleurs de fonds, les exhortant à ne pas réduire leur assistance pendant la crise financière, et en précisant qu’en l’absence d’investissements soutenus, le monde sortira de cette récession avec des inégalités en matière de santé et d’éducation plus profondes.

La Fondation Bill et Melinda Gates finance la recherche sur les vaccins contre les maladies diarrhéiques, la pneumonie, le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose, ainsi que l’amélioration de la production agricole des pauvres.

Son approche est sans équivoque tournée vers des solutions technologiques, une vision que certains jugent trop étroite, n’apportant pas de solutions efficaces à ceux qui en ont besoin (voir Sans l'aide des gouvernements, la Fondation Gates n' y arrivera pas).

Dans sa lettre annuelle longue de vingt pages, Gates admet que ces critiques sont ‘quelque peu fondées’. A compter de ce jour, précise-t-il, la Fondation financera une série de nouveaux projets, et notamment des mesures destinées à assurer que l’évolution de la technologie reste adaptée aux besoins.

Il reconnaît par ailleurs certains échecs de la Fondation, notamment les essais de vaccins contre le VIH et de microbicides restés sans succès.

Mais il reste optimiste, et prévoit une percée sous la forme d’une pilule ou d’un microbicide apportant la protection temporaire nécessaire contre l’infection au VIH au cours des quatre à six prochaines années. Pour le vaccin, il faudra compter une décennie, dit-il.

"J’ai le sentiment qu’il est urgent de mettre au point le plus tôt possible une pilule ou un microbicide," ajoute-t-il.

"Cette urgence me rappelle le temps où j’étais à Microsoft, lorsque nous étions en concurrence avec d’autres entreprises pour créer la meilleure base de données, le meilleur logiciel de traitement de textes… sauf qu’ici, notre concurrent est un virus et l’humanité toute entière mène le combat réunie dans une seule équipe."

Republier
Nous vous encourageons à reproduire cet article en ligne ou sur support papier. La reproduction est libre de droit, suivant les termes de notre licence Creative Commons. Nous vous prions cependant de suivre ces directives simples :
  1. Vous devez créditer nos auteurs.
  2. Vous devez créditer SciDev.Net — dans la mesure du possible, veuillez insérer notre logo, avec un rétrolien vers l’article originel.
  3. Vous pourriez aussi simplement publier les premières lignes de l’article et ajouter ensuite la mention: "Veuillez lire l’intégralité de l’article sur SciDev.Net", avec un lien vers l’article originel.
  4. Si vous souhaitez aussi reprendre les images publiées avec cet article, veuillez vérifier avec les détenteurs de droits d’auteur que vous êtes autorisés à les utiliser.
  5. Le moyen le plus facile de reproduire l’article sur votre site est d’intégrer le code ci-dessous. 
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre page media et nos conseils pour la reproduction.